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Libra : Le Congrès demande à Facebook de suspendre sa cryptomonnaie

La commission des services financiers de la chambre des Représentants veut imposer à Facebook un moratoire immédiat sur son projet de cryptomonnaie Libra. Le Congrès souhaite avoir plus de temps pour examiner les risques liés à ce nouvel outil.

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Crypto-monnaie Libra
© Calibra

Officialisé en grande pompe le 18 juin dernier, le projet de cryptomonnaie Libra de Facebook, qui doit prendre effet en 2020, n’en finit plus de susciter des réactions. La Banque de France a notamment tenu à rappeler à l’entreprise américaine qu’elle devrait respecter les mêmes règles qui s’appliquent à tous.

C’est cette fois au législateur américain d’entrer dans la danse. Maxine Waters, la dirigeante démocrate de la commission des services financiers de la chambre des Représentants s’est fendue, avec quatre autres députés, d’une lettre ouverte au géant américain. Ils se veulent très clairs et jugent qu’en l’état, les risques liés à cette innovation n’ont pas été suffisamment évalués et que cela justifie la mise en place d’un moratoire.

Nous écrivons pour demander à Facebook et à ses partenaires d’accepter immédiatement un moratoire sur toute avancée concernant Libra – sa crypto-monnaie proposée et Calibra – son portefeuille numérique proposé. (…) Il semble que ces produits pourraient se prêter à un tout nouveau système financier mondial basé en Suisse et ayant pour objectif de rivaliser avec la monnaie américaine et le dollar. Cela soulève de sérieuses préoccupations en matière de vie privée, de commerce, de sécurité nationale et de politique monétaire, non seulement pour Facebook plus de 2 milliards d’utilisateurs, mais aussi pour les investisseurs, les consommateurs et l’économie mondiale.

Pour la réussite de Libra, Facebook a tout intérêt à travailler avec le Congrès

Une demande très ferme qui fait suite à la convocation de David Marcus, le responsable du projet Libra, par la commission bancaire du Sénat à majorité républicaine. La chose est assez rare aux États-Unis mais les deux partis semblent donc ici faire front commun pour tenir tête au géant de la Tech.

La réaction de Facebook est plutôt sobre et a été effectuée par le biais d’un porte-parole : «Nous sommes impatients de travailler avec les législateurs à mesure que ce processus avance, notamment en répondant à leurs questions lors des prochaines auditions au Congrès» a simplement indiqué un porte-parole de Facebook, interrogé à propos de la lettre. »

L’entreprise a clairement intérêt à collaborer avec les autorités américaines et devra tout faire pour rassurer les régulateurs. La réussite de son projet dépendra en effet en grande partie du cadre législatif et du niveau de régulation qui lui sera imposé.

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