Aujourd’hui, LinkedIn est le réseau social incontournable pour les professionnels. Lancée en 2003 puis rachetée par Microsoft en 2016, la plateforme est faite pour faire valoir son activité professionnelle et développer son réseau.
Mais depuis quelques années, LinkedIn perd son essence. Effectivement, la sphère personnelle s’immisce de plus en plus sur la plateforme, certains utilisateurs voyant en elle un véritable outil de drague. Un autre fléau prend d’assaut LinkedIn : la prolifération des faux comptes.
LinkedIn : de plus en plus de faux comptes
Après la pandémie, les habitudes de travail ont évolué et le télétravail s’est généralisé. Ajoutez à cela des licenciements importants avec la crise économique et l’essor de l’intelligence artificielle, et vous obtenez un cocktail explosif sur LinkedIn. Dans ce contexte, les faux profils se multiplient sur la plateforme. De nombreux professionnels sont ciblés par des arnaques. Des cadres travaillant dans des secteurs sensibles à l’instar de la défense ou de l’aéronautique sont visés par des arnaques de phishing pour pouvoir espionner la concurrence. Les escrocs se font passer pour des recruteurs et tentent de voler les données des employés de grandes boîtes tech (comme Meta) pour accéder à des informations sensibles, généralement impénétrables. Selon des spécialistes, ces tentatives d’espionnage auraient un lien avec la Corée du Nord
Mais il n’y en a pas que pour les cadres. Les demandeurs d’emploi sont également en proie aux arnaques sur LinkedIn. Celles-ci sont souvent moins sophistiquées mais restent parfaitement bien exécutées et crédibles. Les pirates jouent sur la détresse de ces personnes parfois désespérées. Il y a quelques années, des escrocs se font fait passer pour des recruteurs de l’entreprise Kwantic, une agence de développement web. Ils ont fait passer des centaines d’entretiens, “embaucher” plusieurs victimes… Avant d’annuler au dernier moment le fameux rendez-vous pour signer le contrat de travail. Entre temps, les candidats floués avaient envoyé des copies de leurs documents d’identité et même leur RIB…
Il existe une troisième explication à la prolifération de faux comptes sur LinkedIn. En effet, certains dirigeants utilisent des profils fallacieux afin de générer des interactions et de l’engagement autour de leur startup. Selon Le Figaro, il y a même un groupe WhatsApp. Ces chefs d’entreprise s’y donnent des conseils pour contourner les règles de LinkedIn en toute discrétion. D’autres entrepreneurs utilisent des faux profils de salariés pour pouvoir postuler à des appels d’offres, qui demandent souvent d’avoir un minimum de 10 à 20 salariés.
Face à cette multiplication de faux profils pour diverses raisons, LinkedIn se montre bien moins laxiste qu’auparavant. Au cours des derniers moins, la plateforme professionnelle a durci sa politique et bannit les comptes suspects. Des badges de vérification pour les entreprises et les recruteurs sont proposés pour lutter contre ce phénomène.
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