Le DSA (Digital Services Act) fait des ravages. Depuis son entrée en vigueur, les géants du web doivent revoir intégralement leur fonctionnement sur le Vieux-Continent. Les enjeux sont plus concrets que jamais pour les utilisateurs. Dans ce sens, l’Union européenne a déjà remis les idées en place d’Apple qui s’acquitte d’une amende de 1,84 milliard d’euros pour concurrence déloyale face à Spotify.
Ce jeudi 14 mars 2024, c’est LinkedIn qui est dans le collimateur de la Commission européenne. L’institution demande au réseau social professionnel des explications à propos de l’utilisation des données personnelles de ses utilisateurs.
LinkedIn exploiterait des données “sensibles” pour du ciblage publicitaire
Comme Wikipédia, X (ex-Twitter), Booking, AliExpress et même Pornhub, Linkedin a été reconnue comme une “très grande plateforme” par la Commission européenne, étant visitée par plus de 45 millions d’Européens tous les mois. Par conséquent, le réseau social professionnel doit se plier aux obligations du nouveau règlement européen.
Il semblerait que la Commission européenne ait de bonnes raisons de soupçonner LinkedIn d’exploiter certaines données personnelles sensibles de ses utilisateurs, comme les opinions politiques, l’origine ethnique ou l’orientation sexuelle. Selon une source européenne, le réseau social les utiliserait à des fins de ciblage publicitaire.
Pour le moment, il ne s’agit pas d’une accusation. La Commission européenne veut simplement s’assurer que LinkedIn respecte le DSA. Cela dit, le réseau social a tout intérêt à donner des informations suffisamment convaincantes. En cas d’informations incorrectes, incomplètes ou trompeuses en réponse à une demande d’informations, la Commission européenne est en droit d’imposer des amendes. Rappelons que le DSA interdit les acteurs du numérique de cibler la publicité pour les enfants ou basée sur des données sensibles. Les géants du web sont soumis à une ouverture et à une transparence.
Ainsi, LinkedIn a encore quelques jours pour montrer patte blanche à la Commission européenne. Effectivement, la plateforme professionnelle doit fournir les informations demandées avant le 5 avril 2024.
Mais que LinkedIn se rassure : il n’est pas le seul réseau social à être dans le collimateur de l’Union européenne. En effet, Meta doit également rendre des comptes à l’institution, notamment à propos de ses options d’abonnement sans publicité pour les utilisateurs de Facebook et Instagram.
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