L’intelligence est souvent définie comme la capacité à comprendre, apprendre et appliquer des connaissances pour résoudre des problèmes. Elle implique des compétences cognitives, telles que la raison, la mémoire et l’adaptabilité. Et si cette faculté était menacée ? C’est le constat que dresse le Financial Times dans un article publié ce vendredi 14 mars.
Un vrai déclin ?
Nos confrères s’appuient sur plusieurs études démontrant ce phénomène. Il en va ainsi des tests PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) qui permettent de mesurer les performances des jeunes de 15 ans en lecture, mathématiques et sciences. Depuis 2012, les scores obtenus dans ces trois matières sont en déclin. L’OCDE mène aussi des évaluations sur les adultes et la tendance est la même avec une diminution des capacités cognitives assez marquée.
Depuis les années 1980, l’étude Monitoring the Future demande par ailleurs aux jeunes américains de 18 ans s’ils ont des difficultés à penser, à se concentrer ou à apprendre de nouvelles choses. La proportion des répondants qui signalent des difficultés est restée stable jusqu’aux années 2010. Une fois cette date passée, on peut noter une ascension très rapide des personnes en difficulté.
À qui la faute ?
Comme le signalent nos confrères, on pourrait naturellement imputer ces résultats au passage du texte vers les médias visuels. Le déclin de la lecture est un phénomène mondial et il est indéniable.
Mais ce serait vite oublier que la diminution des performances intellectuelles touche aussi la numératie et la résolution des problèmes. Alors d’où pourrait donc venir cette diminution de l’intelligence humaine ?
Le média britannique rappelle à juste titre que nous sommes passés de l’ère des pages web finies aux flux infinis sur les réseaux sociaux, assorti d’un barrage incessant de notifications. En clair, nous passons assez peu de temps à naviguer activement sur Internet et à échanger avec des personnes. Bon nombre d’entre nous consacrent au contraire des heures dans une forme de consommation passive où les algorithmes vont décider de ce que nous allons voir.
De ce constat découlent une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle. Le déclin d’intelligence observé n’est en rien irrémédiable. Il suffirait en effet que nous adoptions une utilisation plus active des technologies numériques pour que cela soit bénéfique à nos capacités cognitives.
« En revanche, les comportements qui se sont développés ces dernières années ont montré qu’ils affectaient tout, de notre capacité à traiter l’information verbale à l’attention, la mémoire de travail et l’autorégulation », déplore le Financial Times en conclusion.
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