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L’interdiction des pubs politiques sur Facebook a des effets pervers

Les campagnes publicitaires se déploient désormais sur des plateformes où la pratique est bien moins encadrée.

Pendant longtemps, Facebook a été sous le feu des critiques concernant les publicités politiques. La firme de Mark Zuckerberg assumait pourtant sa position de laisser les annonceurs s’exprimer librement et refusait même de censurer les publications mensongères. Depuis, et sous la pression, l’entreprise a accepté l’interdiction des pubs politiques sur ses plateformes peu avant les élections du 3 novembre aux Etats-Unis. Puis, dans la foulée, la compagnie a prolongé d’un mois cette décision pour l’ensemble de ses services. De son côté, Google a opté pour la même stratégie en bannissant les campagnes publicitaires.

Les démocrates demandent à Facebook de réautoriser les publicités politiques

On pourrait dès lors penser que les risques de manipulation sont restreints alors que se profilent deux scrutins majeurs le 5 janvier prochain en Géorgie. Ils détermineront la future majorité au Sénat américain. Il n’en est rien à en croire le Campaign Legal Center, une organisation non-partisane qui veut réduire l’influence de l’argent en politique.

Selon cette dernière, les dépenses publicitaires se sont dispersées sur d’autres services en ligne tels que la plateforme de streaming Hulu. Les activistes estiment que la situation est encore pire que lorsque les annonceurs diffusaient leurs publicités sur Facebook et Google car ils ne sont désormais plus du tout tenus d’être transparents. Dès lors, on ignore souvent qui émet le message, sa nature, et les personnes qui sont ciblées. Dans ces conditions, cela pourrait générer des surprises le jour du vote.

Certains groupes ont toutefois été identifiés. Souvent proches des républicains, ils auraient déjà dépensé plus de 5 millions de dollars sur des pubs en ligne pour les deux élections sénatoriales de janvier. En face, les démocrates font pâle figure et n’auraient pour l’heure consacré que 700 000 dollars pour ces deux scrutins.

Les représentants du parti progressiste déplorent d’ailleurs que Facebook ait banni les publicités politiques : « Ces interdictions vont nuire à la participation, elles profitent directement aux sénateurs républicains, et au minimum il devrait y avoir une exemption pour les publicités en Géorgie au cours des deux prochains mois. »

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Par : Google LLC
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1 commentaire
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  1. Vraiment n’importe quoi cette news, ce serait trump qui dépense le plus d’argent pour faire de la propagande???? c’est qui controle Facebook, Google et twitter?? c’est les Démocrate, tant que ça arrangé les démocrate on interdit rien mais dés que ça les gène on censure.

Les commentaires sont fermés.