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L’Iran veut (aussi) construire son propre Internet fermé

L’Internet ouvert ? C’est un gros mot en Iran et le président du pays voudrait bien contrôler tout ce qui se passe en ligne. Bienvenue en Corée du Nord ?

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© Unsplash / NASA

Un peu partout sur la planète, le concept d’un Internet ouvert et partagé semble remis en cause, attaqué par des pays, dans lesquels la démocratie est souvent une notion relative. A plusieurs reprises, la Russie s’est ainsi déconnectée du réseau mondial, un premier pas avant la création d’un réseau local, même si la raison officielle est la protection contre les cyberattaques. En Chine, le « Grand Firewall », n’est pas qu’une idée, c’est une réalité dont l’ampleur va croissante. On ne parlera même pas de la Corée du Nord, où l’accès à Internet est limité à un nombre limité de citoyens. Moins connu dans ce registre, l’Iran avance pourtant ses pièces, méthodiquement.

L’Iran sur la voie d’un Internet local

C’est Hassan Rohani, le président du pays qui a joué cartes sur table, annonçant l’intention de lancer un Internet géré par l’Etat qui permettrait au gouvernement de contrôler de façon plus poussée ce qui se déroule en ligne.

Récemment le gouvernement a déjà restreint l’accès pour mettre fin à des manifestations. Mais avec un réseau contrôlé directement par les autorités, sans intermédiaire, le contrôle pourrait être plus rapide et plus efficace. L’Iran veut aussi réussir à identifier plus rapidement les dissidents.

Bien entendu, l’Iran ne présente pas cette décision comme une attaque contre les libertés numériques et l’anonymat. Non, on parle ici de garantir « l’autonomie nationale ». Il a ainsi expliqué au Parlement que « les gens n’auraient plus besoins de réseaux étrangers pour répondre à leurs besoins ». La décision aurait été prise directement par Ali Khamenei, le « Guide Suprême de la Révolution islamique ». Concrètement, c’est pourtant vers une censure réelle et un accès limité à l’information que se dirigerait l’Iran à courte échéance. Il suffit d’étudier la situation dans les autres pays qui adoptent ce genre de politique pour s’en convaincre.

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