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L’UE ne veut déjà plus du Canada comme membre associé : que se passe-t-il ?

C’est peut-être déjà la fin du statut de « membre associé », prôné par Ursula von der Leyen le mois dernier. Le Canada et l’Union européenne devraient revoir l’appellation de cette coopération inédite.

À Montréal, ce jeudi 29 octobre, s’ouvre un nouveau sommet UE-Canada. Mais, contrairement à la dynamique du mois dernier, où la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen voulait faire du pays d’Amérique du Nord le premier « membre associé de l’Union européenne, le projet de rapprochement pourrait revoir son appellation.

Le projet de déclaration commune du sommet UE-Canada de Montréal n’utiliserait déjà plus les termes de « membre associé », ou d’ « adhésion associée », comme le rapportent des diplomates. Cités par Reuters, ces derniers avancent que plusieurs Etats membres, dont l’Allemagne avec son chancelier Friedrich Merz, ont poussé à la suppression de ces termes. Sur X, Ursula von der Leyen continue pourtant de mentionner la coopération de cette manière.

Le sommet de deux jours au Québec a justement pour objectif de faire le point sur les différents changements qui seront apportés à la coopération, et mettre en lumière cette « association toujours plus étroite » entre le Canada et l’UE, comme l’écrivait Ursula von der Leyen. Six commissaires européens, le président du Conseil européen António Costa et la présidente de la Commission seront sur place.

UE-Canada : les différents chantiers du rapprochement

Les deux parties devront définir le concept de cette association plus étroite d’ici au prochain sommet, qui aura lieu l’année prochaine. Le chantier de rapprochement doit en tout cas concerner l’économie, la sécurité et le travail. Une publication de cette déclaration commune est attendue ce vendredi 30 octobre.

Dans l’économie, un pan concernera l’énergie avec l’étude de faisabilité concernant les exportations canadiennes de gaz liquéfié vers l’Europe. Le pilier du travail se concentrera sur les possibilités de visa pour les jeunes Canadiens et Européens. La sécurité, au-delà de l’aspect militaire, doit aussi concerner une initiative conjointe sur les infrastructures de câbles sous-marins pour la connectivité internationale.

Le 1er octobre dernier, un projet de déclaration commune transmis aux ambassadeurs de l’UE avait donné à voir un vaste partenariat stratégique, portant aussi sur les minéraux critiques (extraction et stockage), les approvisionnements énergétiques, l’achat conjoint d’avions de lutte contre les incendies (50 appareils) et le commerce numérique. Ces éléments devraient être abordés demain.

« Membre associé » ou « adhésion associée » : des problèmes pour Donald Trump et pour l’Ukraine

Pour rappel, au lendemain de la déclaration de la présidente de la Commission européenne et du premier ministre canadien concernant le statut de « membre associé », le président américain Donald Trump avait qualifié la mesure de « risible » et averti qu’il l’interprétait comme un « acte hostile ». L’UE et le Canada régissent aujourd’hui leurs différents partenariats dans le cadre de l’accord de libre-échange CETA, en vigueur depuis dix ans. Pendant cette période, les échanges ont presque doublé.

Si l’abandon du terme de « membre associé » peut être justifié par la colère de Donald Trump, celle d’« adhésion associée » pourrait être reliée à la présence d’un projet de rapprochement de l’Ukraine, sous le même terme, pour des raisons et par une forme différentes de celles du Canada.

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