Suivez-nous

Fintech

Avec discrétion et modestie, Memo Bank devance les néo-banques pour les pros

La banque en ligne française pourrait remporter la course face aux néo-banques et autres fintech qui veulent gagner la confiance des professionnels.

Il y a

  

le

 
Memo Bank
© Memo Bank

Devenir la prochaine banque des PME est un objectif très prisé chez les fintech. Elles sont de plus en plus nombreuses à développer leurs propres produits, pour toujours plus simplifier la vie des professionnels grâce au numérique, et ainsi gagner leur confiance dans leurs finances.

La récompense est gracieuse, mais la course y menant a été parsemée d’embûches ces derniers mois. La crise liée au COVID-19, bien-sûr, a été très délicate, reflétant la dure réalité des nouvelles banques pour les pros comme Qonto et Shine : elles ne sont pas des établissements de crédit, et ne peuvent répondre aux besoins urgents de leurs clients en situation délicate sans demander de l’aide à un acteur extérieur.

Cette semaine, la banque française Memo Bank est revenue au cœur de l’actualité comme une renaissance. Les professionnels connaissaient Qonto, la néo-banque lancée par Alexandre Prot en 2016, mais n’avaient pas entendu parler de Memo Bank, lancée en 2017 sous le nom de « Margo Bank ». Discrète, la banque a attendu 2020 pour se refaire une couverture médiatique. À la clé, une levée de fonds de 20 millions d’euros et un agrément d’établissement de crédit. Une première. Un contrepied.

Memo Bank application

© Memo Bank

Discrétion et modestie pour rareté et prestige

La stratégie de la banque cofondée par Jean-Daniel Guyot (et financée à ses débuts par les fondateurs respectifs d’Iliad, Meetic et Veepee) est très prometteuse. À la suite de son obtention d’une licence d’établissement de crédit, la banque va pouvoir se montrer autonome pour accorder des prêts à ses clients, à l’inverse des néo-banques actuelles pour les professionnels.

La discrétion de la banque connaît beaucoup de modestie en parallèle, alors que la direction de l’établissement vise seulement 4 000 clients pour l’exercice des 4 prochaines années. En comparaison, la néo-banque Qonto possède plus de 75 000 clients.

De ces ingrédients, la banque qui souhaite se reposer sur un modèle 100 % en ligne dans un premier temps est arrivée à devancer la concurrence, et bâtir une belle image marketing. Le cofondateur de Memo Bank expliquait que son objectif était de réussir « l’accompagnement et le financement de la transition numérique des PME en croissance », mais dont les critères pour ouvrir un compte au sein de l’établissement seront précis.

Dans un premier temps, la banque compte s’adresser aux PME d’au moins dix salariés et un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros minimum. De façon géographique, les premiers clients seront parisiens, puis la banque s’élargira au bassin d’activité lyonnais, avant de s’ouvrir plus à l’international en Europe. Une stratégie efficace pour l’image de rareté et de prestige qu’une offre encore introuvable chez les néo-banques pour les pros ne peut apporter.

Avec Blank, le Crédit Agricole officialise sa néo-banque pour les pros

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *