La course à l’intelligence artificielle a augmenté les besoins en énergie des géants de la tech, alors que ceux-ci se sont engagés à réduire leurs émissions de CO2. En effet, les modèles d’IA générative comme GPT-4, Gemini ou Llama (le modèle de Facebook) requièrent d’importantes ressources informatiques et beaucoup d’énergie lors du développement et du déploiement. Et afin de satisfaire ces nouveaux besoins avec de l’énergie propre, de nombreuses entreprises se tournent vers le nucléaire.
Récemment, nos confrères d’Engadget ont repéré un appel d’offres du groupe Meta, adressé aux entreprises spécialisées dans l’énergie nucléaire. “Nous recherchons des développeurs ayant une forte expertise en matière d’engagement communautaire, de développement, d’autorisation et d’exécution, qui ont des opportunités de développement de nouvelles ressources d’énergie nucléaire – soit des petits réacteurs modulaires (SMR), soit des réacteurs nucléaires plus importants”, lit-on dans la publication de l’entreprise.
Une nécessité
Précédemment, nous avons relayé une rumeur selon laquelle Meta aurait déjà eu un projet de data center alimenté par l’énergie nucléaire. Cependant, ce projet serait tombé à l’eau suite à la découverte d’une espèce rare d’abeille sur l’emplacement prévu pour le nouveau site.
Pour rappel, les modèles d’intelligence artificielle Llama de Meta propulsent l’assistant Meta AI, que le groupe propose déjà sur ses lunettes connectées, ainsi que sur ses services de messagerie. Mais outre cela, Llama est open source et peut être utilisé par les entreprises. Au mois d’août, Meta a indiqué que les modèles Llama ont déjà été téléchargés près de 350 millions de fois.
Les autres géants de la tech ont déjà avancé leurs pions
En tout cas, alors que Meta n’en est qu’aux premières étapes, d’autres géants de la tech ont déjà conclu des accords dans le domaine du nucléaire. Au mois d’octobre, Google a annoncé un partenariat avec la société Kairos Power auprès de laquelle la firme va acheter de l’énergie provenant de petits réacteurs nucléaires. Amazon, de son côté, a aussi annoncé de multiples accords et investissements dans ce domaine.
Aujourd’hui, les petits réacteurs nucléaires semblent être l’option privilégiée par les acteurs de la tech. Amazon expliquait, dans son annonce au mois d’octobre, que ce type de réacteur a une faible empreinte physique, ce qui permet de construire près du réseau électrique. Mais ce n’est pas tout, puisque les petits réacteurs nucléaires peuvent aussi être construits plus rapidement, ce qui permet d’obtenir de nouvelles sources d’énergie propre plus vite.
- Meta lance un appel d’offres adressé aux entreprises spécialisées dans le nucléaire
- Les besoins en énergie propre des géants de la tech ont fortement augmenté, avec la course à l’IA
- Google et Amazon ont déjà annoncé des partenariats pour s’approvisionner en énergie nucléaire
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