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Avec ce projet, MG veut vendre des voitures électriques à moins de 20 000 euros

MG veut se lancer dans la construction de voitures électriques en Europe, deux nouvelles usines devraient voir le jour.

Les décisions de Donald Trump sur les droits de douane n’en finissent plus d’avoir des répercussions. En réponse à la position américaine, l’Europe a décidé d’appliquer de nouveaux droits de douane de son côté, forçant les entreprises étasuniennes à revoir leur stratégie.

Les constructeurs automobiles comme MG sont en première ligne face à cette nouvelle politique. Avec une augmentation significative des droits de douane du côté de Bruxelles, la marque aurait pris une décision historique.

Elle compte en effet ouvrir des usines en Europe, évitant ainsi la guerre douanière. Pour rappel, la marque MG, Américaine d’origine, est détenue depuis 2006 par le groupe chinois SAIC. Selon les dernières rumeurs à son sujet, il pourrait annoncer, dès cet été, l’ouverture d’une première usine en Europe.

Pour le moment, la législation taxe les véhicules de la marque à hauteur de 45,3 %. En les construisant sur le vieux continent, ces droits de douane disparaîtraient automatiquement. Bien que la main-d’œuvre soit plus chère et qu’il faille amortir les coûts de conception de l’usine, ce calcul pourrait être très rentable pour la marque, et faire l’effet d’une jurisprudence auprès des autres constructeurs.

Les droits de douane font déjà leur effet

Cette décision serait, en plus, motivée par un début d’année très compliqué pour la marque. En effet, le constructeur a vu ses ventes chuter de 50 % sur les deux premiers mois de l’année. Avec 5 509 unités écoulées, les livraisons de voitures électriques ne représentent plus que 14 % du chiffre d’affaires de la marque en Europe.

Alors pour se relancer, MG voudrait construire une toute nouvelle usine, avec une capacité de production tournant autour des 100 000 véhicules par an. Pour l’heure la localisation de cette usine n’est pas encore connue, mais de simples calculs économiques font de la Turquie, liée à l’Union européenne par un accord de libre-échange, la candidate idéale.

MG veut aller vite

Le groupe MG semble en tout cas pressé. Il voit bien que ces droits de douane ne vont pas disparaître du jour au lendemain. Il sait aussi que le bonus écologique ne sera jamais attribué à une voiture électrique à construire en dehors de l’Europe.

Alors il faut faire vite. D’autres constructeurs suivent d’ailleurs cette même stratégie. Les deux géants chinois BYD et Chery veulent consolider leur présence sur le vieux continent. Le premier a prévu d’ouvrir une usine en Hongrie, dès l’automne, alors que le second vient de lancer une co-entreprise en Espagne.

Du côté de MG, aucune voiture vendue par la marque n’est produite en Europe. Elles sont vendues à partir de 33 000 euros. Seule la MG4, voulue très économique, arrive à descendre sous les 25 000 euros symboliques.

Si elle venait à être produite en Europe, elle bénéficierait du bonus écologique, et serait donc accessible pour moins de 20 000 euros. Pour 450 kilomètres d’autonomie, cela pourrait devenir une solution très intéressante pour un grand nombre de foyers.

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