MG, marque britannique historique désormais propriété du géant chinois SAIC, lance l’un des premiers cabriolets 100 % électriques du marché. Si l’on regarde son histoire, cela fait plutôt sens. Le constructeur poursuit sa montée en gamme avec le Cyberster, un roadster aux proportions généreuses qui marie l’esprit des roadsters anglais à la modernité de la voiture électrique. Face à des concurrents thermiques comme la BMW Z4, cette nouveauté propose une approche radicalement différente du plaisir automobile.
Un design qui ne passe pas inaperçu
Le Cyberster en impose avec ses dimensions hors norme : 4,54 mètres de long pour 1,91 mètre de large. Des mensurations qui le placent dans la catégorie des GT plus que des roadsters compacts. Le style s’avère particulièrement réussi avec un long capot plongeant, une ligne de caisse musclée et une poupe ramassée. Les proportions évoquent davantage une Mercedes-AMG GT qu’une MGB des années 60.
Mais ce qui frappe au premier regard, ce sont les portes à ouverture en élytre. Une signature visuelle spectaculaire qui ne manque pas d’attirer les regards à chaque arrêt. L’activation électrique permet une ouverture progressive et théâtrale. Un gadget ? Pas vraiment, car l’accès à bord s’avère plutôt pratique une fois le coup de main pris.
La face avant adopte une calandre pleine spécifique aux véhicules électriques, encadrée par des feux à LED effilés. À l’arrière, les feux en forme de flèche créent une signature lumineuse unique, avec un design qui se veut rappeler le passé britannique de la marque. La capote en toile s’escamote électriquement en moins de 15 secondes, utilisable en roulant jusqu’à 50 km/h.
Un cockpit high-tech, mais perfectible
L’habitacle frappe par son ambiance futuriste avec pas moins de quatre écrans : trois face au conducteur et un sur la console centrale. Une débauche technologique qui impressionne, mais qui nécessite un certain temps d’adaptation. L’écran tactile latéral droit de 7 pouces contrôle diverses fonctions du véhicule, tandis que le gauche permet de contrôler l’affichage du smartphone si celui-ci est branché. On aurait aimé pouvoir inverser les deux affichages, étant donné qu’utiliser l’écran tactile de la main gauche en conduisant n’est absolument pas pratique. L’instrumentation centrale de 10,25 pouces regroupe elle les informations essentielles.
La position de conduite, plus haute qu’attendue en raison des batteries logées dans le plancher, surprend dans un premier temps. Elle offre néanmoins une excellente visibilité et un confort digne d’une GT. Les sièges sport chauffants maintiennent efficacement le corps et l’espace à bord s’avère généreux pour deux occupants.
Le volume de coffre de 250 litres permet d’envisager des escapades à deux, complété par un espace de rangement derrière les sièges qui permettra d’y glisser un ou deux cabas. La qualité perçue et en net progrès, les finitions étant à la hauteur de ce qu’on attend pour un véhicule à ce tarif.
Des performances électrisantes
Sous le capot, ou plutôt dans le plancher, le Cyberster GT embarque deux moteurs électriques développant une puissance combinée de 510 ch. Un couple maximal de 725 Nm disponible instantanément propulse les 2,2 tonnes de l’engin de 0 à 100 km/h en seulement 3,2 secondes. Des performances dignes d’une supercar.
La batterie de 77 kWh (74,4 kWh utiles) assure une autonomie WLTP de 443 km. Un chiffre qui tombe rapidement à 340 km en usage mixte lors de notre essai. La recharge s’effectue jusqu’à 150 kW en courant continu, permettant de récupérer 80 % de la capacité en 35 minutes environ. Autant dire que le Cyberster propose des chiffres cohérents au vu des performances proposées ici.
Un comportement routier surprenant

Au volant, le Cyberster révèle sa vraie nature : celle d’un GT moderne plus que d’un roadster pur et dur. Le silence de fonctionnement étonne dans un premier temps, même si des sons synthétiques peuvent être activés, dont un pastichant le grondement d’une MGB.
En conduite, le confort impressionne grâce à des suspensions bien calibrées. Le mode Comfort permet de profiter sereinement des performances en gommant les aspérités de la route. Le passage en mode Sport ou Super Sport transforme radicalement le caractère du Cyberster où la puissance devient explosive et les accélérations violentes.
Le comportement dynamique se montre sain malgré un poids conséquent. Le centre de gravité bas aide à limiter le roulis et la transmission intégrale assure une motricité sans faille. Les freins Brembo mordants inspirent confiance pour maîtriser la cavalerie. Seul bémol : sur revêtement dégradé, les suspensions peinent parfois à contrôler les mouvements de caisse.
Le Cyberster de MG pour une expérience unique

Le Cyberster propose une expérience singulière dans l’univers des cabriolets sportifs. Son silence de fonctionnement combiné aux performances époustouflantes crée des sensations inédites, renforcées par la position de conduite dominante. L’absence de vibrations et la douceur de fonctionnement en usage quotidien séduisent et promettent de longs trajets agréables.
Certes, les puristes regretteront l’absence de sonorité mécanique et une certaine perte globale de sensations. Mais le Cyberster trace sa propre voie en privilégiant le confort et l’efficacité à la sportivité pure. Une approche moderne qui correspond aux attentes d’une nouvelle génération d’automobilistes.
Un tarif ambitieux et inhabituel pour la marque

Commercialisé à partir de 67 990 euros, le Cyberster se positionne face aux références allemandes du segment. Un positionnement premium ambitieux pour MG, justifié par une dotation généreuse et des prestations globalement convaincantes.
Le rapport prix/prestations s’avère intéressant face à des concurrentes thermiques plus chères à l’usage. Les coûts d’entretien réduits et la fiscalité avantageuse des véhicules électriques permettent d’amortir partiellement l’investissement initial, surtout au vu des malus imposés sur les véhicules thermiques en France.
Notre avis sur le Cyberster de MG

Le MG Cyberster réussit son pari : proposer une alternative crédible et originale dans l’univers des cabriolets sportifs. Sans chercher à copier les codes traditionnels du segment, il trace sa propre voie en combinant performances électriques, design spectaculaire et confort GT.
Globalement, il séduit par son caractère unique et ses prestations globales. Un premier essai prometteur qui démontre que l’électrification peut aussi rimer avec plaisir et sensations.
On regrette cependant l’absence de coffre avant (frunk) malgré des dimensions particulièrement généreuses. Une optimisation plus poussée de l’architecture aurait permis d’offrir cet espace de rangement supplémentaire, aujourd’hui devenu standard sur la plupart des véhicules électriques premium.
Aussi cool que soit le Cyberster, MG aurait peut-être gagné à développer un roadster plus compact et plus léger, dans l’esprit de la mythique MGB. Une approche plus fidèle à l’ADN de la marque qui aurait également permis un positionnement tarifaire plus accessible, en phase avec l’image populaire du constructeur. Qui sait, peut-être que c’est un projet d’avenir, une fois que les batteries auront perdu en taille et en poids.
Le Cyberster illustre parfaitement la renaissance de MG et sa capacité à bousculer les codes établis. Une proposition rafraîchissante qui mérite l’attention des amateurs de cabriolets en quête d’une expérience différente, même si elle s’éloigne des fondamentaux qui ont fait le succès historique de la marque britannique.
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MG Cyberster
67 790 €On aime
- Performances époustouflantes : 510 ch, 0-100 km/h en 3,2s
- Portes à ouverture en élytre spectaculaires et ergonomiques
- Habitabilité généreuse et bon confort en utilisation GT
- Comportement routier sain malgré le poids élevé
On aime moins
- Poids conséquent de 2,2 tonnes qui limite l'agilité
- Pas de coffre avant (frunk) malgré la taille imposante
- Ergonomie perfectible avec trop d'écrans










