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Modération, comptes vérifiés, lois européennes : son succès oblige Bluesky à devenir plus rigoureux

Sa soudaine montée en popularité oblige Bluesky à muscler sa lutte contre l’usurpation d’identité, et à employer plus de modérateurs.

Le réseau social Bluesky a été lancé en février 2024, mais ces dernières semaines, celui-ci a connu une forte croissance, suite à l’élection de Donald Trump aux États-Unis. En effet, de nombreux internautes lassés de X et d’Elon Musk se sont tournés vers les alternatives. Et actuellement, Bluesky et Threads (Instagram) font partie des meilleures alternatives à l’ancien Twitter. Le 24 octobre, Bluesky comptait plus de 13 millions d’utilisateurs. Aujourd’hui, il en a plus de 23 millions.

En tout cas, ce succès soudain oblige Bluesky à être plus rigoureux. Dans une série de publications, le réseau social annonce de nouvelles mesures pour lutter contre les usurpations d’identité. “Avec un nombre croissant d’utilisateurs rejoignant Bluesky, nous savons à quel point il est important d’identifier les comptes réels. Les utilisateurs méritent d’être assurés que les comptes avec lesquels ils interagissent sont authentiques”, lit-on dans l’annonce.

Bluesky indique qu’il assiste les organisations et les personnalités pour mettre en place leurs domaines vérifiés sur Bluesky. Celui-ci a par ailleurs modifié son règlement afin d’être plus “agressif” contre l’usurpation d’identité et indique que tous les comptes qui enfreignent ces règles seront supprimés.

4 fois plus de modérateurs

Autre changement majeur : Bluesky annonce qu’il a quadruplé la taille de son équipe de modération, ce qui permettra de traiter les signalements plus vite. “Nous avons encore un important retard dans les rapports de modération en raison de l’afflux de nouveaux utilisateurs, comme nous l’avons indiqué précédemment, mais nous faisons des progrès”, admet néanmoins le réseau social.

La seule exception tolérée par Bluesky, ce sont les comptes parodiques, satiriques, ou les comptes de fans d’une personnalité. Mais pour échapper à la modération, cela devra être explicitement indiqué dans le nom du compte et dans la bio, pour ne pas induire les internautes en erreur.

Un succès qui a attiré l’attention de la Commission européenne

Le succès de Bluesky n’est pas passé inaperçu à Bruxelles, puisque la Commission européenne a déjà pointé du doigt un non-respect du Digital Services Act. Cité par le Financial Times, un représentant de la Commission européenne a expliqué que toutes les plateformes doivent avoir une page dédiée qui indique le nombre d’utilisateurs dans l’UE, ainsi que le lieu où la plateforme est légalement établie. “Ce n’est pas le cas de Bluesky à ce jour”, a indiqué le représentant.

Néanmoins, il y a quelques jours, Bluesky a indiqué qu’il travaille déjà avec ses avocats afin de se conformer aux règles de l’UE.

  • La plateforme Bluesky a connu une hausse soudaine de son nombre d’utilisateurs après l’élection de Donald Trump
  • Ce succès a obligé le réseau social à améliorer son dispositif de lutte contre l’usurpation d’identité et à employer plus de modérateurs
  • La plateforme a aussi été accusée de ne pas se conformer au Digiral Services Act de l’Union européenne, mais Bluesky a déjà annoncé qu’il travaille sur sa conformité

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