L’agence spatiale américaine veut retourner sur la Lune. Le programme Artemis, pensé pour ces visites vers notre satellite, a d’ailleurs eu droit à sa première mission. Deux autres sont encore à prévoir, avec, en point d’orge, l’alunissage de deux astronautes, une première depuis 1972.
Pour se rendre sur la Lune, la NASA compte énormément sur le développement de solutions privées. C’est notamment le cas de SpaceX, qui a remporté un contrat à plusieurs milliards de dollars pour le HLS, Human Landing System.
Avec son vaisseau Starship, l’entreprise doit poser les astronautes sur la Lune, avant de les ramener vers la Terre. Une mission très délicate, qui demande plusieurs vols de qualification pour SpaceX, des étapes que l’entreprise essaye, non sans mal, de franchir en ce moment même.
Firefly Aerospace, les missions de l’ombre
Mais le programme Artemis n’est pas conditionné par le bon fonctionnement du Starship. D’autres missions, certes moins impressionnantes, sont tout aussi importantes. C’est notamment le cas des sondes de l’entreprise Firefly Aerospace.
Financée par le contrat d’état CLPS, elle avait déjà tenté de rejoindre la Lune par deux fois, sans y parvenir. Mais cette semaine, de très bonnes nouvelles sont arrivées du Texas. L’instrument “Blue Gosht” a non seulement réussi à se poser sur la Lune le 2 mars dernier, mais il a entrepris la totalité de sa mission pendant 15 jours, avant de s’éteindre.
Les données collectées, qui sont en cours d’analyse, devraient permettre de mieux comprendre le fonctionnement de notre satellite et préparer l’arrivée des astronautes sur la Lune dans quelques années. Cette mission était donc capitale pour la NASA, elle devait servir de rampe de lancement pour les missions Artemis futures.
Préparer l’avenir
Dust on, dust off… on the Moon!
The Electrodynamic Dust Shield, developed at Kennedy, successfully lifted and removed lunar regolith, or dirt, using electrical forces on glass and thermal radiator surfaces on @Firefly_Space’s Blue Ghost lunar lander! https://t.co/a3HHrPwiwC pic.twitter.com/e06UuH4R5V
— NASA’s Kennedy Space Center (@NASAKennedy) March 10, 2025
L’un des points clés de cette mission s’est joué quelques secondes avant l’alunissage. Quatre caméras ont filmé les dernières secondes de la descente. Ces images permettront notamment de comprendre comment les propulseurs, qui ont freiné le rover, ont agi dans ces instants cruciaux.
L’objectif est ainsi de comprendre comment réaliser un alunissage, avec des fusées plus grosses et plus lourdes. La NASA veut notamment étudier le comportement des roches, balayées par les moteurs de la petite fusée. Elles suivent des lois physiques différentes à ce que nous connaissons sur Terre et lors d’un alunissage, elles ne doivent pas venir se loger sur le vaisseau, ce qui pourrait l’abîmer.
Cette poussière lunaire est très tranchante, propulsée à haute vitesse, elle pourrait causer clouer au sol une mission. Pour éviter qu’une telle catastrophe ne se produise lors du retour de l’Homme sur la Lune, la NASA a testé un “bouclier électrique” lors de cette mission. L’idée est de “repousser” la poussière lunaire avec un champ électrique autour du vaisseau.
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