Tout se déroulait pourtant si bien pour Intuitive Machine et la NASA. Le 26 février dernier, la sonde Athena quittait la Terre à bord d’une fusée Falcon 9. Elle devait rejoindre la Lune quelques jours plus tard, pour étudier les roches proches du pole Sud. Athena devait notamment analyser leur concentration en glace d’eau.
Mais voilà, ce jeudi 6 mars, Intuitive Machine vient d’annoncer tout que ne se passait pas si bien. La sonde n’aurait pas réussi à se poser “correctement” selon les dires de l’entreprise. Pour rappel, ce n’est pas la première fois que la start-up fait face à un tel défi, elle qui a déjà perdu une sonde en début d’année 2024 après un alunissage là aussi raté.
Pour Steve Altemus, le directeur général de l’entreprise, l’histoire semble se répéter. Lors d’une conférence de presse commune avec la NASA, organisée à la hâte ce jeudi, il a tenté de limiter les dégâts. S’il a reconnu que l’alunissage n’était pas parfait, la sonde aurait atterri dans “la zone voulue”.
Le Pole sud lunaire : l’objectif d’Athena
Athena aurait donc atteint un cratère, à 160 kilomètres du pole Sud. C’est déjà une prouesse technique, aucune sonde ne s’est à ce point rapprochée du pole sud. Or cette région intéresse grandement la NASA. Alors que l’agence spatiale américaine ambitionne de retourner sur la Lune dans quelques années, elle pourrait envoyer ses astronautes dans cette région particulière.
Et pour cause, la roche du Pole Sud lunaire renferme de grandes quantités d’eau glacée. Objet de toutes les convoitises, cette région a été particulièrement agitée ces dernières semaines. En effet, une autre sonde, venant d’une autre entreprise privée l’a rejoint il y a peu.
Dimanche dernier, c’était donc la sonde de Firefly Aerospace qui rejoignait la surface lunaire. La NASA de son côté continue de signer les chèques de financement. Afin d’accélérer la cadence des alunissages, l’agence spatiale américaine a décidé de privatiser ces missions. Une bonne façon de dynamiser son industrie spatiale en remplissant les carnets de commande de nombreuses start-up.
La Lune : dès 2026 ?
Lors de l’investiture de Donald Trump en janvier dernier, le 47e président des États-Unis d’Amérique n’a pas caché son ambition de retourner sur la Lune. Lui qui avait 23 ans lors de l’alunissage de la mission Apollo 11 en 1969 veut rendre à l’Amérique toute sa splendeur (comme le dit son slogan) et cela passe par une conquête spatiale spectaculaire.
Le président a augmenté les budgets alloués aux missions Artemis et espèrent que des astronautes iront mettre un pied sur la Lune avant novembre 2026 et les prochaines élections présidentielles américaines. Un calendrier politique qui risque de devenir caduque dans quelques mois.
La NASA ne dispose pas des capacités suffisantes pour tenir une telle cadence, et un alunissage avant 2027 révèle plus de la science-fiction que de la réalité.
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