Le programme Artemis de la NASA devait ramener des astronautes américains sur le sol lunaire. 50 ans après les dernières missions Apollo, les États-Unis visent à nouveau la Lune. L’objectif est de rejoindre notre satellite et d’y installer une base permanente, avec notamment une station en orbite « Gateway » proche dans l’idée de l’ISS.
Ce projet très ambitieux est notamment porté par les politiques de Donald Trump. L’actuel locataire de la Maison-Blanche veut redonner à l’Amérique son prestige d’antan (qu’elle aurait perdu selon lui), et pour cela, un retour de la bannière étoilé sur la Lune est un symbole fort.
Un symbole, mais pas pour tous
Lors du lancement du programme Artemis, les volontés progressistes de la NASA avaient amené les cadres de l’administration à établir une règle. Les deux premiers astronautes du programme Artemis qui marqueront le retour de l’homme sur la Lune seront une femme et une personne de couleur.
Une idée qui n’a jamais plu à Donald Trump, il l’avait notamment vivement critiqué lors de sa campagne pour la présidence. Maintenant qu’il occupe le bureau ovale, ce n’était plus qu’une question de temps avant que la NASA ne revoit son processus de sélection pour Artemis 3.
La sentence est donc tombée, sans surprise, hier. L’agence spatiale américaine ne l’a pas annoncé officiellement, mais son site web a été modifié, et il n’est plus mention d’une telle politique dans les prochaines années.
Pour rappel, la mission Artemis 3 doit atteindre la Lune en 2027, un an avant la fin du second mandat de Donald Trump. Elle serait alors l’apogée de cette mandature, avec une démonstration de force technique des États-Unis sur le monde.
Une décision politique
La NASA avait, pendant des années, communiqué sur les premiers pas d’une femme et d’une personne de couleur sur la surface de la Lune. Alors que les missions Apollo, à la fin des années 60, avaient été critiquées en leur temps pour un manque clair de diversité, Artemis devait en être le pendant, avec des efforts faits par l’agence spatiale américaine pour mettre les femmes et les minorités sur le devant de la scène.
Cette décision, purement politique, n’est cependant pas la première, ni certainement la dernière, prise par la NASA depuis l’arrivée de Donald Trump. Quelque temps après sa venue à la Maison-Blanche, le 47e président des États-Unis avait fait fermer les bureaux liés à la diversité, à l’équité, à l’inclusion et à l’accessibilité (DEIA) de la NASA.
Il a également mis à pied plusieurs personnes, dont une scientifique de renom : Katherine Calvin, co-présidente du GIEC et directrice des programmes scientifiques et des investissements liés à la science pour le compte de la NASA, depuis 2022.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.