Deux semaines après son départ de la startup Hopium, Jean-Baptiste Djebbari vient d’annoncer le fruit de son intérêt à changer de travail. De l’automobile à hydrogène française, il vient d’être affecté au rôle de managing partner chez le groupe Magellim, spécialisé dans l’investissement, le développement et la gestion d’actifs dans l’immobilier.
Il gardera toujours avec lui cet environnement des transports (il était ministre délégué aux transports entre 2019 et 2022) alors que son rôle l’entraînera à “piloter et structurer un nouveau fonds d’investissement chargé dans la décarbonisation dans des secteurs variés, notamment celui des infrastructures dans les transports” expliquait dans un communiqué le groupe Magellim lancé en 2018 à Nantes.
L’investissement a toujours été son intention depuis qu’il est parti du Gouvernement. Au sein de la startup Hopium en tant que président du conseil d’administration, Jean-Baptiste Djebbari aurait permis d’être un vrai gage de confiance pour les investisseurs, en mal de débloquer des fonds sur un secteur aussi flou que celui de la mobilité individuelle à hydrogène.
L’ancien ministre a tout de même fini par y partir au pire moment – l’entreprise étant en proie à de grosses difficultés pour financer son projet.
À l’image de Fleur Pellerin avec Korelya Capital
Jean-Baptiste Djebbari n’est pas le seul à avoir poursuivi une carrière professionnelle rattachée à la finance. Cédric O, en poste sur la même période (2019-2022) en tant que ministre délégué au Numérique, a rejoint l’année dernière le High Level Advisory Group on Space Exploration, un groupe de 13 personnes au sein de l’agence spatiale européenne (ESA) pour proposer une étude sur les missions européennes dans l’exploration spatiale.
Fleur Pellerin, l’ancienne ministre de la Culture dans le deuxième gouvernement Valls sous François Hollande, avait lancé en 2016 un nouveau fonds d’investissement à Paris du nom de Korelya Capital, destinée à pousser des startup du numérique en Europe. À l’époque, la femme d’affaires se lançait avec une enveloppe de 100 millions d’euros levés auprès d’une entreprise sud-coréenne appelée d’informatique appelée Naver.
Aujourd’hui, Korelya Capital dit gérer un portefeuille de 500 millions d’euros. On recense notamment des participations dans Glovo (concurrent d’Uber Eats), Bolt, Ledger, JobTeaser ou encore Vestiaire Collective et Devialet.
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