Si Tesla existe et marque des points, c’est parce que la marque a commencé par des petits volumes vendus très cher, avant de modifier ses curseurs pour délivrer, de plus en plus, des voitures électriques produites en masse. Tesla promet ainsi depuis toujours qu’à plus ou moins court terme, serait lancé, enfin, un modèle vraiment pas cher.
La première “Tesla du peuple” en somme, qui couronnerait la réussite de la stratégie de massification et d’optimisation des coûts de production et d’internationalisation du constructeur américain. Or, plus d’une décennie plus tard, la “Model 2” se fait encore attendre. Mais il y a urgence : Tesla risque bien de voir un marché très rentable (et subventionné) lui passer sous le nez, si la marque laisse des concurrents comme Citroën et le ë-C3 100% électrique, entre autres exemple, occuper le terrain.
La Tesla Model 2 a pourtant tout pour faire rêver les investisseurs
Du coup, et alors que Elon Musk tente, bon gré mal gré de rassurer ses investisseurs à l’approche de la sortie officielle du Cybertruck, l’entrepreneur reparle de la “première Tesla à moins de 25 000 euros”. Et en fait une description qui semble forcer celui qui est aussi patron de SpaceX à une redescente sur Terre assistée par des rétrofusées. La première révélation n’est ainsi pas une surprise : contrairement à une Giulietta ou des modèles de Tesla plus haut de gamme, la Model 2 ne sera pas faite de la même matière que les rêves.
Au contraire : tout dans sa conception et son design sera décidé sous l’égide du pragmatisme. Et pour cause : en plus de viser un prix de vente inférieur à ses meilleures concurrentes, Elon Musk veut croire en un modèle de rentabilité pour le reste de l’industrie. Ainsi, l’entrepreneur souligne que la Model 2 aura un look “cool” mais restera “pragmatique”. « Ce modèle ne sera pas destiné à vous émerveiller ou à vous enchanter », précise Elon Musk. Or quand il dit “vous”, Elon Musk parle bien sûr de ses clients.
Car en ce qui concerne les investisseurs auxquels il s’adresse, la Model 2 a tout, justement, pour les séduire. Ses coûts de production seront particulièrement bas, grâce au formage sous pression autorisé par la technologie des Giga Press, ce qui réduit drastiquement le nombre de pièces. Mais aussi grâce à une cadence de production par minute “sans précédent dans l’industrie”. Reste que pour l’instant, la Model 2 relève encore du vapourware. Elon Musk ne s’aventure à donner aucun calendrier.
Tout juste sait-on que les premières unités seront produites à la Gigafactory de Mexico City plutôt que dans le QG de Austin (Texas). Même si à terme, étant donné les volumes visés, il est assez facile d’imaginer que toutes les implantations internationales de Tesla puissent être potentiellement mobilisées pour produire des Model 2 en masse.
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