Pendant deux ans, les 12-25 ans pouvaient emprunter n’importe quel TER français pour la modique somme de 29 euros par mois pendant l’été, grâce au Pass TER. De quoi visiter la France et accompagner la mobilité ferroviaire, dans un contexte post-pandémique fragilisant la santé mentale des jeunes et leur pouvoir d’achat.
Là où la SNCF s’était fixée l’objectif de 10 000 abonnés, la première année, ce fut le carton plein avec plus de 70 000 souscriptions au Pass TER. On comptait même 84 000 abonnés en 2021.
Malheureusement, tout change en 2022. Le Pass TER vient d’être retiré de l’offre de la SNCF et il faudra payer le prix fort. Pour les mois de juillet et août, sur lesquels l’offre se basait, l’abonnement ne sera pas reconduit. À cette annonce, de nombreux internautes se sont organisés pour faire part de leur frustration.
Sur les réseaux sociaux, avec le hashtag “RendezLePassTER”, sous la forme d’une pétition aussi, avec déjà 13 000 signatures le lundi 13 juin. Cité par Le Parisien, une internaute comparé la France à l’Allemagne : “Pendant que l’Allemagne propose son ticket à 9 euros valable en illimité sur presque tous les transports du pays, nous en France on avait la même chose, mais, on le supprime”.
Les raisons de la suppression
Le dispositif pour que les jeunes puissent voyager de façon illimitée n’est pas reconduit et la raison viendrait des régions. Elles auraient été nombreuses à s’opposer au renouvellement du Pass TER.
“Comparativement aux autres pays européens où l’Etat accompagne les autorités organisatrices pour contribuer au financement de tarifs d’appel, il est nécessaire de souligner que les régions n’ont bénéficié d’aucune aide de l’Etat depuis la crise de la covid pour rééquilibrer les comptes de leurs transports publics régionaux”, disait Régions de France, l’institution de représentation des régions françaises auprès des pouvoirs publics, dans un article de Libération.
Il y a deux ans, la même institution faisait la publicité du dispositif en félicitant l’utilité touristique d’une telle formule. “C’est une opération en faveur de la jeunesse. C’est une opération pour soutenir le secteur du tourisme dans chacun de nos territoires !”, disait Renaud Muselier, président de Régions de France. Les temps ont changé, malgré la hausse des prix de l’essence très contraignante pour les jeunes. En plus de ses abonnements TGV Max de moins en moins intéressants, et ses tarifs en hausse ces derniers mois, la SNCF ne s’attire que des ennuis.
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