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Passage à 50 km/h pour le périphérique parisien : voici les résultats chiffrés et ça ne va pas faire plaisir aux détracteurs

Huit mois après l’abaissement de la vitesse sur le périphérique parisien les chiffres concernant les accidents, embouteillages et nuisances sonores arrivent.

Le dernier rapport de l’Atelier Parisien d’Urbanisme (APUR) publié fin mai 2025 dresse un bilan sans appel concernant les transformations du boulevard périphérique, de quoi rendre fous les détracteurs d’Anne Hidalgo et ses décisions souvent discutées.

Depuis octobre 2024, la limitation à 50 km/h combinée à la mise en service de la voie de covoiturage en mars dernier a produit des résultats que même les plus optimistes n’espéraient pas.

Les données analysées sur sept mois consécutifs révèlent une transformation profonde de la circulation loin des prédictions catastrophistes qui annonçaient un chaos automobile.

Des embouteillages débouchonnés

Le constat le plus spectaculaire concerne la congestion routière. Les heures d’embouteillages ont chuté de 27 % entre mars-avril 2024 et la même période en 2025. Cette viennent des deux mesures phares que sont la réduction de vitesse et l’instauration de la voie réservée aux véhicules transportant au moins deux personnes communément appelée « voie de covoiturage ».

Sur celle-ci, les heures de congestion ont été divisées par deux avec une baisse de 46 %. Même les voies traditionnelles bénéficient de cet effet d’entraînement positif avec une réduction de 15 % des bouchons.

Cette fluidité retrouvée s’explique par un phénomène qui semble finalement plutôt logique. La réduction de vitesse améliore les temps de parcours en évitant les à-coups et les freinages brutaux qui créent les accordéons de circulation, tandis que la voie de covoiturage agit comme une soupape de décompression pour l’ensemble du périphérique.

Et question sécurité alors ?

Les détracteurs du projet brandissaient l’argument sécuritaire, craignant une multiplication des accidents liés aux différences de vitesse. Pourtant, le nombre d’accidents a reculé de 14 % sur l’ensemble de la période d’observation.

Les pannes, souvent sources d’accidents secondaires, diminuent encore plus fortement avec un recul de 9 %, mais difficile à dire si ce bienfait vient de l’abaissement de vitesse en soi.

Il semble tout de même que la limitation à 50 km/h transforme la nature des accidents, avec moins de blessures mortelles.

Un environnement sonore apaisé pour les riverains

Cet aspect avait aussi été mis en avant par la Maire de Paris. Les nuisances sonores ont diminué de 2,7 décibels en moyenne, avec des pics de réduction atteignant 3 décibels la nuit dans certains secteurs comme la porte de Vincennes.

Il faut savoir que chaque réduction de 3 décibels équivaut à une division par deux de l’intensité sonore perçue. Les riverains du périphérique vivent donc des nuits plus paisibles.

La voie de covoiturage, star de la transformation

La VR2+ installée en mars 2025 dépasse toutes les attentes. Les véhicules y circulent à une vitesse supérieure de 8 km/h par rapport aux autres voies, créant un avantage concret pour les covoitureurs. Cette différence s’accentue depuis sa mise en service, prouvant son adoption progressive par les usagers.

Le trafic sur cette voie spécialisée accuse une baisse de 13 % étant donné que les automobilistes seuls délaissent cette voie au profit des covoitureurs, libérant de l’espace sur l’ensemble du périphérique.

  • Les heures d’embouteillages ont chuté de 27 % sur l’ensemble du périphérique et ont même été divisées par deux sur la voie de covoiturage
  • Le nombre d’accidents a reculé de 14 % depuis l’instauration de la limitation à 50 km/h et de la voie réservée aux covoitureurs
  • Les nuisances sonores ont diminué de 2,7 décibels en moyenne

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