De plus en plus de milliardaires de la tech se préparent à la fin du monde. Et une nouvelle angoisse alimente leurs plans d’évasion : l’intelligence artificielle. Pourtant, ils ne cessent d’en faire la promotion…
Rêve et menace
L’intelligence artificielle générale (AGI) est aujourd’hui considérée comme le Graal par les géants du secteur. Car cette IA serait capable d’égaler l’humain sur tous les plans : logique, mémoire, créativité et même décision. Et il ne s’agirait que d’une étape avant la superintelligence qui serait, elle, plus intelligente que tous les humains réunis.
C’est la ligne des patrons d’OpenAI, de Google DeepMind ou encore d’Anthropic ; pour eux, ces technologies pourraient soigner le cancer, régler la crise climatique voire même éradiquer la pauvreté. Elon Musk parle d’un monde d’abondance durable avec des robots au chevet de tous et un revenu universel sans avoir besoin de travailler.
Mais en coulisses, on assiste à une véritable dissonance. Car ces mêmes voix qui encensent l’IA préparent aussi leur plan B.

Quand les PDG creusent des abris
Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a ainsi investi plus de 110 millions de dollars pour racheter 11 propriétés dans un quartier huppé de Palo Alto en Californie, dont l’une cache 650 mètres carrés d’espaces souterrains. À Hawaï, il construit depuis 2014 un complexe de 565 hectares sur l’île de Kauai, avec un sous-sol de 500 mètres carrés protégé par un mur de 2 mètres. Les ouvriers qui y travaillent doivent respecter des clauses de confidentialité, selon Wired.
Sam Altman, lui, possède son terrain à Big Sur en Californie. Il y stocke vivres, or, masques à gaz, batteries, médicaments et armes. Et ce n’est pas tout. Peter Thiel, le cofondateur de Palantir, a obtenu un passeport néo-zélandais et y possède une immense propriété. Il fait partie de ceux qui voient dans la Nouvelle-Zélande un refuge discret. Reid Hoffman, le fondateur de LinkedIn, évoque de son côté une « assurance apocalypse », qui, selon lui, « la moitié des super-riches possèdent déjà ».

Hypocrisie ou lucidité ?
Pour ces milliardaires, l’AGI pourrait aussi mal tourner. Et le scénario est proche de la science-fiction : une IA incontrôlable en mesure de manipuler les marchés, de déclencher des conflits, ou de s’en prendre à l’humanité. Ilya Sutskever, ancien scientifique en chef d’OpenAI et aujourd’hui PDG de Safe Superintelligence, aurait déclaré en 2023 : « On va clairement construire un bunker avant de lancer l’AGI ».
Certes, l’IA n’est pas leur seule crainte. La guerre, le réchauffement climatique et le contexte géopolitique sont aussi à prendre en compte. Mais le paradoxe saute malgré tout aux yeux : ils sont les premiers à vouloir mettre l’IA partout, tout en s’assurant un point de chute discret en cas de catastrophe provoquée… par leurs propres technologies.
À noter, malgré tout, que l’AGI et l’ASI demeurent floues. Beaucoup d’experts rappellent qu’il faudrait encore plusieurs percées majeures pour s’en approcher.
- De plus en plus de milliardaires de la tech, à commencer par les figures de l’IA, se préparent discrètement à un scénario de fin du monde.
- Certains construisent des bunkers, achètent des terres isolées ou stockent vivres, or et médicaments.
- Une dissonance troublante alors qu’ils vantent partout les bienfaits de l’IA tout en redoutant ses dérives les plus extrêmes.
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