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Pornhub annonce enfin de vraies mesures suite aux accusations du New York Times

5 jours après le rapport publié par le New York Times à l’encontre de Pornhub, la plateforme réagit enfin.

Le 4 décembre dernier, Nicholas Kristof émérite journaliste du New York Times publie un article saisissant sur les dérives du géant de la pornographie : Pornhub. Ce rapport extrêmement complet et bien documenté révèle que sur les 6,8 millions de vidéos publiées par an sur la plateforme un grand nombre d’entre elles affichent “des abus perpétrés sur des enfants et de la violence non consentie”. Il faut dire que Pornhub est une plateforme aussi accessible que YouTube, tout le monde a le droit de poster une vidéo. Cela signifie que la chasse aux vidéos illicites est pratiquement impossible. Dès lors que la plateforme supprime un contenu, quelqu’un d’autre peut immédiatement le remettre en ligne.

Comme souvent lorsque le New York Times publie une enquête de ce type, les répercussions sont sans précédent. Nous avons notamment pu observer les réactions de géants de la fintech qui permettent à Pornhub d’exister. Si American Express et PayPal ont déjà pris la décision de se désolidariser de cette plateforme, Visa et Mastercard pourraient bien faire de même. Aujourd’hui, avoir son nom associé à Pornhub n’est pas très bien perçu, c’est pourquoi MindGeek, la société mère, compte prendre quelques mesures pour rassurer ses partenaires.

Pornhub durcit son règlement.

Sur son site officiel, Pornhub a partagé un message très clair : “Aujourd’hui, nous prenons des mesures importantes pour mieux protéger notre communauté. À l’avenir, nous ne permettrons qu’aux utilisateurs correctement identifiés de publier du contenu.” MindGeek affirme également que son processus de modération a été optimisé pour tenter d’endiguer au maximum la publication de vidéos non autorisées. Par ailleurs les téléchargements seront désormais limités aux comptes payants.

Pour sa défense, Pornhub fait remarquer dans un communiqué que la plateforme a fait de gros efforts ses dernières années pour limiter la publication de contenus montrant des abus sexuels, ou de la pédopornographie, et lorsque ce genre de contenus parviennent à être publiés la plateforme les enfouit au fin fond de l’indexation. MindGeek évoque également le fait que sa plateforme pornographique ne possède que très peu de contenus de ce type par rapport à d’autres plateformes bien plus accessibles comme Facebook, Instagram, Twitter, ou encore TikTok.

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Par : Opera