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Pourquoi Brut lorgne à nouveau les investisseurs et lève 63M €

Le média dit s’être approché d’investisseurs « en harmonie » avec ses valeurs.

« Ces investisseurs, en harmonie avec nos valeurs, nous font nous asseoir à la table des grands », s’exclamait Guillaume Lacroix, cofondateur de Brut, dans les colonnes des Echos. Hier, le média français distribué sur les réseaux sociaux a fait l’annonce d’un nouveau tour de table le réévaluant à 250 millions d’euros selon les informations du journal. Une levée de fonds de 63 millions d’euros a été réalisée. En deux ans, sa valorisation a plus que doublé.

Après le lancement de sa plateforme de reportages à la demande « BrutX », le média fondé en 2016 a décidé de retourner lorgner les capitaux afin d’accélérer sa croissance à l’international et notamment aux États-Unis. Sa direction ne ferme pas la porte au besoin d’une nouvelle opération de financement dans un proche avenir (en juillet 2019, Brut levait déjà 30 millions d’euros).

Parmi les investisseurs entrants, le fonds de capital-risque Orange Ventures et la société de gestion d’actifs Tikehau Capital, mais également Lupa Systems et François-Henri Pinault avec Artémis. Pour chacun, le même constat : « tous valident le modèle économique », annonçait Rodolphe Belmer, le président du conseil de Brut. Des valeurs et un modèle que le média veut continuer à pousser et afficher clairement.

Créer une communauté

Média progressiste, Brut a donné quelques détails sur sa vision pour la suite de son modèle et de son contenu. Ainsi, le but sera de fédérer les internautes aux sensibilités proches et de créer une communauté. Des grands thèmes clés comme l’écologie et l’égalité des sexes continueront d’avoir une place importante dans la ligne éditoriale.

En tout, le média revendique 14 millions de vues chaque jour en moyenne sur ses vidéos (en France) et au moins de 300 millions d’internautes dans le monde ont déjà un jour visualisé l’un de ses contenus. « Nous maîtrisons les stratégies éditoriales, la data et les méthodes de monétisation pour cela », disait Guillaume Lacroix.

En parlant de monétisation, Brut travaille aussi avec des marques en leur proposant son expertise et son influence pour mettre en avant leurs produits et services. Le e-commerce est aussi une voie que ses dirigeants évoquent. Avec BrutX, disponible exclusivement sur abonnement, une autre forme de rentrée d’argent pourrait rentabiliser l’expansion et les effectifs du média. « La société est désormais passée en phase d’hypercroissance avec une hausse annuelle de ses revenus supérieure à 50 % », concluait Rodolphe Belmer.

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