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Pourquoi je regarde de moins en moins Netflix

Depuis des mois, notre relation se détériore. Aujourd’hui, rien ne va plus vraiment entre Netflix et moi.

J’en ai gros sur le cœur. Il faut que je me rende à l’évidence : je n’aime plus Netflix comme avant. Pourtant, je me rappelle encore la toute première fois que j’ai découvert la plateforme de streaming. Je me souviens du moment où j’ai enfin décidé de m’abonner. En réalité, je me rappelle même du premier film que j’ai regardé après avoir sauté le pas. À cette époque, j’ai vu un monde des possibles s’ouvrir à moi.

Du contenu sur Netflix, on peut dire que j’en ai consommé à la pelle. Mais aujourd’hui, je passe de moins en moins de temps sur la plateforme. J’ai peut-être moins de temps libre, mais je sais que cela n’est pas la principale raison. Parfois, je me demande même pourquoi je continue de payer mon abonnement. Netflix, que s’est-il passé pour que j’en arrive à être autant blasée ?

Trop, et pas assez

Tout le monde le dit : la qualité des programmes originaux de Netflix n’est plus celle qu’elle était. Ah, je me souviens des premières saisons d’Orange is the new black, des débuts de Stranger Things, de l’excellentissime Devilman Crybaby, de Daredevil à son arrivée dans l’Hexagone ou encore de Mindhunter et The Get Down, toutes les deux annulées à tort. Mais en grandissant, Netflix a voulu voir gros. Trop gros. En multipliant les quantités de contenus, la qualité en a pris un coup. Je peux récemment citer le film Loups-Garous, effarant de ringardisme.

En parallèle, Netflix nous perd de plus en plus. Chaque semaine, son catalogue s’enrichit de créations originales. Si bien qu’on ne sait plus vraiment où donner de la tête et on met des heures à se décider sur un programme. Les spectateurs sont perdus, la cadence va trop vite et surtout, on frôle l’indigestion avec cette overdose de films et de séries. Paradoxalement, la plateforme de streaming n’hésite pas à annuler des séries appréciées mais qui n’ont jamais le temps de faire leur trou. La frustration ne cesse de croître… Finalement, à quoi bon se lancer dans une nouvelle série quand il y a de fortes chances pour que Netflix l’annule après une ou (par chance) deux saisons ?

À l’heure actuelle, j’utilise principalement Netflix pour binge-watcher Brooklyn 99 pour une énième fois (pas de jugement s’il vous plaît) et dévorer Downton Abbey. Deux programmes qui ne sont absolument pas créés par la plateforme. Même si, je l’admets, Netflix continue de me séduire de temps à autre avec La Chronique des Bridgerton (mon plaisir coupable) ou encore Squid Game, qui était une très bonne surprise lors de sa sortie.

Netflix
© Shutterstock / Hamara

Plus la seule plateforme dans mon cœur

Netflix semble oublier qu’elle n’est plus l’unique plateforme de streaming sur le marché. Depuis quelques années, Disney+ ou encore Prime Video se sont imposés comme de solides concurrents du N rouge. D’un côté comme de l’autre, les deux plateformes proposent des contenus originaux qui n’ont pas à rougir. Je ne compte pas cesser ma propagande de The Bear sur Disney+ tandis que Fleabag sur Prime Video est probablement l’une de mes séries préférées.

Alors que lancer Netflix a longtemps été un réflexe pour moi, j’ai maintenant plus tendance à ouvrir Prime Video. Si j’ai plutôt envie de cinéma, je sais que je peux compter sur Canal+.

Un petit problème d’interface ?

Comble de tout, j’ai un problème avec l’interface de Netflix. Tout le monde se plaint de celle de Prime Video (à raison, assurément) et plébiscite celle du leader du streaming vidéo. Si je suis plutôt d’accord, quelque chose m’irrite dans l’interface de la section “Ma liste”. Ce n’est pas grand-chose mais je la trouve mal pensée. Pourquoi Netflix ne met pas en avant les programmes de Ma liste qui vont disparaître dans les prochains jours ? Au lieu de cela, je passe à côté de nombreux films et séries que j’avais très envie de voir sans vraiment le savoir. Pas cool… C’est un petit détail d’optimisation qui pourrait pourtant faire une différence non négligeable. C’est surtout frustrant quand on voit Netflix se vanter d’avoir une excellente interface, même si cela n’est pas entièrement faux face à sa concurrence.

Les prix qui ne cessent d’augmenter…

Pour couronner le tout, Netflix s’amuse à augmenter ses tarifs relativement régulièrement. Selon les dernières rumeurs, les utilisateurs de la plateforme vont (encore) devoir passer à la caisse dans les prochains mois. Bien sûr, il faut encore attendre que cela soit officiel, ou pas.

Alors que j’ai longtemps été abonnée à sa formule la plus onéreuse pour mon propre plaisir et pour régaler toute la famille, je me retrouve aujourd’hui avec l’offre Standard avec publicité. La fin du partage de compte m’avait déjà poussé à passer à une formule moins chère. Mais la suppression de la formule Essentiel à une dizaine d’euros il y a quelques semaines est peut-être la goutte de trop à mes yeux. Pourquoi continuerais-je à dépenser presque 14 euros par mois alors que je passe de moins en moins de temps sur la plateforme ? Je peux bien prendre sur moi le temps de quelques coupures publicitaires. Mais Netflix continue de me faire lever les yeux au ciel. Arriverais-je à me libérer du joug du N rouge ? Peut-être, à force de déceptions et de frustrations…

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Netflix
Netflix
Par : Netflix, Inc.
4.3 / 5
M15.9 avis
2 commentaires
2 commentaires
  1. Comme un dépit dépourvu de rancœur, explicité avec honnêteté et rigueur. Pour ma part je n’utilise aucun service de streaming, quand bien même serait-il gratuit, pour la même raison que je ne regarde la TV que peu sinon que pour les infos, un documentaire, la rediffusion d’un film qui me tient à cœur.
    Quantité, diversité, qualité : que le premier prenne le pas sur les seconds et l’envie s’estompe tout comme le cas échéant la motivation pour s’acquitter du montant de l’abonnement.
    Mon commentaire n’apporte rien sinon pour exprimer la satisfaction d’en apprendre un peu plus sur l’état d’esprit d’un utilisateur de Netflix dans le cadre général des services de streaming.

    Comme beaucoup d’entre-nous, de ceux d’entre-nous en tous les cas qui sommes des lecteurs assidus de Presse-Citron, je ne peux m’empêcher d’associer un article à son auteur ; à ce propos peut-être à tort parce qu’ayant toujours pensé que ‘Manon’ n’était un prénom que féminin, ai-je été surpris de lire “Alors que j’ai longtemps été abonné à sa formule (…)” : “abonné” ainsi au masculin. Mais je digresse alors que la surprise ne mérite peut-être pas d’être formulée 🙂

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