Neil Armstrong et Buzz Aldrin furent les grands premiers. Avec la mission Apollo 11, les deux astronautes de la NASA étaient les premiers êtres humains à poser leur pied sur la Lune. Depuis 10 autres personnes, toutes des Hommes, tous des Américains, ont eux aussi eu le privilège de fouler le sol de notre satellite.
Mais aucun d’entre eux n’est revenu indemne. Les 12 astronautes ont tous fêté leur retour sur Terre malade. Ils étaient atteints d’une nouvelle forme de rhume des foins. Les médecins des missions Apollo avaient prédit avant même le lancement de la mission Apollo 11 que la poussière lunaire allait être un danger pour notre système respiratoire.
Cette dernière a la particularité d’être 50 fois plus petite qu’un cheveu humain, elle peut donc facilement se glisser dans nos poumons et venir les boucher. Bien que la NASA ait tenté de prendre toutes ses précautions lors des missions Apollo, les astronautes ont respiré en grande quantité de la poussière lunaire une fois à l’intérieur de leur module.
Des combinaisons dangereuses
Les combinaisons utilisées par les astronautes lors de leurs sorties étaient recouvertes de poussière. En marchant sur le sol lunaire, les astronautes ont soulevé des quantités pharaoniques de poussière. Avec une gravité 16 fois plus faible que sur Terre, cette poussière est restée en suspension très longtemps dans l’air, venant se fixer facilement sur les parois adhésives des combinaisons spatiales.
Lors du retrait de ces dernières dans les SAS d’entrée, les astronautes ont pu respirer de la poussière lunaire à plein poumon, entraînant des rhumes des foins. Si ce problème peut sembler d’une autre époque, les missions Artemis qui sont en préparation au siège de la NASA envisagent toujours la poussière lunaire comme partie prenante de l’expérience.
Cette fine pellicule grise devrait s’immiscer partout et le design des nouvelles combinaisons utilisées par la NASA se concentre particulièrement bien sur ce détail. Elles sont capables d’évacuer une grande partie de la poussière. Néanmoins, la NASA travaille depuis plusieurs années à développer une solution médicale en kit en cas de rhume des foins lunaire.
La Lune, cette copie conforme de la Terre
Car cette maladie n’est finalement pas si exotique sur Terre. Des millions de personnes auraient d’ailleurs déjà été atteints par cette forme de rhume des foins, sans même le savoir. En effet la composition chimique de la poussière lunaire se rapproche grandement de celle des mines de charbon.
Au début du siècle, les mineurs qui descendaient sans grande protection ont donc respiré des poussières très proches de ce que nos astronautes d’Apollo ont connu des décennies plus tard. La NASA compte donc réutiliser les mêmes soins que ceux qui ont fonctionné pour les mineurs durant l’entre deux guerres.
Cette familiarité entre la poussière lunaire et la roche volcanique terrestre finit par ailleurs de démontrer l’origine de notre satellite. Pour rappel la Lune s’est formée il y a environ 4,5 milliards d’années. La Terre serait alors rentrée en collision avec Théia, une autre planète partageant son orbite. Les débris de ce contact extrêmement violent auraient conduit à la construction de la Lune.
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“[…] les astronautes ont soulevé des quantités pharaoniques de poussière […] : considérable, pharaonique peut-être pas. A Presse-Citron on aime les superlatifs, pas la première fois : exubérance, enthousiasme voire sensationnalisme : l’équipe doit être jeune, fougueuse.
[…] Avec une gravité 16 fois plus faible que sur Terre […] : 6, pas 16.