Après une année 2022 compliquée, les opérateurs mobiles doivent faire face à une année 2023 tout aussi inquiétante. Selon les derniers chiffres du nombre d’abonnés mobiles en France publiés par l’Arcep, les Français achètent de moins en moins de forfaits mobiles.
Au cours du troisième trimestre, l’autorité a enregistré la création de 435 000 nouvelles cartes SIM, portant le total en France à 82,3 millions de cartes. C’est deux fois moins qu’à la même période en 2022 (940 000 nouvelles SIM).
Si les offres pré-payées continuent de rencontrer leur public, les abonnements classiques sont à la peine. Une tendance engagée depuis 2012, rappelle l’Arcep.
Fin de la guerre des prix
La première explication de cette baisse continue est assez simple : le taux d’équipement a atteint son plafond de verre. Avec 83,2 millions de cartes SIM en circulation pour un peu moins de 70 millions d’habitants, le taux de pénétration du marché est extrêmement faible. En gros, la quasi totalité des Français dispose déjà d’un forfait mobile. La résiliation des cartes inactives n’arrange pas les choses.
Surtout, les Français sont moins volatiles qu’auparavant. Après des années de guerre des prix, les consommateurs semblent avoir fait le tour des propositions des opérateurs. Ils savent désormais lequel répond le mieux à ses besoins, tant en termes de tarifs que de qualité de service.
L’Arcep publie d’ailleurs régulièrement son rapport sur la qualité des réseaux mobiles. Depuis des années maintenant le paysage des télécoms est sensiblement le même : Free propose les meilleurs tarifs avec le réseau le moins efficace, Orange est le plus cher avec le meilleur réseau. SFR et Bouygues Telecom s’affrontent en Terre du Milieu.
Les consommateurs savent à quoi s’en tenir et sont moins prompts à changer de crèmerie. Difficile pour les opérateurs d’attirer de nouveaux abonnés en jouant sur les prix, les limites du raisonnables ayant déjà été atteintes.
Hausse des tarifs
Au contraire, les opérateurs ont plutôt tendance à revoir leur tarification à la hausse. À l’exception de Free, tous ont annoncé des augmentations de prix sous couvert d’inflation.
Cette stratégie permet surtout aux opérateurs de compenser la fuite ou la stabilisation du nombre d’abonnés. Puisque les Français sont tous équipés, augmenter les prix reste le meilleur moyen de continuer à maintenir ou améliorer les marges, tout en continuant à investir dans les réseaux de demain.
Les 3 infos à retenir
- Les derniers chiffres de l’Arcep révèlent que les opérateurs vendent de moins en moins de forfaits mobiles
- Cette tendance a débuté en 2012 et ne devrait pas s’arrêter
- Pour compenser la baisse d’ouverture de lignes, les opérateurs augmentent les prix
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Comme vous le dites bien le moins cher est free avec le moins bon réseau… Qui va basculer pour le prix ? Ceux qui n’ont pas l’info ? Des ‘pigeons’* ?
* ce ‘bon’ mot est de Neil lors du lancement de free mobile
Bien sûr que nous sommes déjà bien équipés…
et les alternatifs ?
Parce que 10€ pour l’équivalent à 20 30 ou 50 chez les autres avec pignon sur rue, ça n’encourage pas à y aller, chez les gros… même leur service de “seconde zone” (red, sosh et b&you) sont plus chers “à service équivalent” comme le montre la pub autour de ce message…
Pas près de réouvrir un compte chez les gros alors que chez les alternatifs, c’est plus sûr…