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Pourquoi Meta est accusé d’autoriser des publicités illégales sur Facebook et Instagram ?

La maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp est (encore) pointée du doigt.

Si vous avez un compte Facebook ou Instagram, vous êtes probablement déjà tombé sur ces publicités promettant de perdre 2 kilos en un claquement de doigts grâce à des médicaments particulièrement douteux. Depuis des années, elles pullulent. C’est un véritable fléau pour les utilisateurs.

Aujourd’hui, l’ONG AI Forensics demande à Meta de rendre des comptes. Effectivement, la maison mère d’Instagram, Facebook et WhatsApp est accusée d’autoriser ces publicités illégales.

Tout pour l’argent ?

Selon le rapport de l’ONG AI Forensics, publié ce lundi 14 avril 2025, Meta aurait fermé les yeux sur des milliers de réclames pour des médicaments et traitements “douteux et non approuvés par les autorités de santé nationales et européennes”. La raison ? L’argent. Effectivement, les publicités sont la principale source de revenus de Meta. Ainsi, l’entreprise de Mark Zuckerberg serait plus laxistes qu’avec du contenu posté par des utilisateurs.

Plus de 46 000 publicités faisant la part belle à ces médicaments louches ont ainsi été “approuvées et diffusées par Meta aux utilisateurs européens plus de 292 millions de fois” bien qu’elles soient “contraires à la plupart des critères de la charte de diffusion de Meta et en infraction avec le DSA” peut-on lire dans le rapport de AI Forensics.

Toutes les publicités téléchargées sur la plateforme doivent être approuvées par Meta avant leur diffusion. AI Forensics reproche au géant de la tech des mécanismes de vérification non adaptés et, par conséquent, de manquer à ses obligations. Bien que Meta ait la capacité technique de détecter ces contenus frauduleux et de les interdire, elle n’en fait rien.

Ces accusations, Meta les nie en bloc. La maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp plaide la bonne foi et rappelle que “les mauvais acteurs évoluent constamment dans leurs tactiques pour échapper à la détection”. Le porte-parole du géant de la tech continue en affirmant que “de nombreuses publicités figurant dans le rapport avaient déjà été désactivées” et qu’ils examinent et suppriment “toutes les autres qui pourraient enfreindre [leurs] politiques”.

Dans tous les cas, le problème est bel et bien là. Des publicités pour des médicaments sombres, voire inexistants, font le tour des réseaux sociaux. Ils n’hésitent même pas à s’appuyer sur l’image de célébrités pour “faire passer la pilule”. Ainsi, Laurence Boccolini, Artus ou même Michel Cymes sont mis en avant sur ces réclames illégales. Perte de poids, diabète, problèmes prostatiques, articulaires ou encore érectiles… Ces traitements promettent de tout régler.

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Par : Instagram, Inc.
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