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Quand progrès rime avec dissonance cognitive

Être technophile et vouloir agir pour sauver notre planète peut sembler complètement incompatible depuis que l’on sait que la majorité des chaînes de production ont des conséquences néfastes sur l’environnement et la société. Mais alors, que peut-on faire pour agir à son échelle ?

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Dissonance Cognitive
© Elijah O'Donnell

J’ai un problème. Je suis un early adopter aguerri et j’ai des étoiles plein les yeux dès que l’on me propose de tester un nouveau smartphone. Récemment, j’ai participé à un voyage de presse pour le lancement d’un nouveau mobile, et pourtant, bien que ravi d’y assister et de voyager en Suisse pour l’événement, j’ai été victime de flygskam.

Si vous ne connaissez pas ce nouveau terme, c’est normal : il désigne ce que l’on peut traduire par la « honte de prendre l’avion« . Ce phénomène, qui se rapproche aussi d’un mouvement de société bien volontaire, touche principalement les habitants de la Scandinavie, à la pointe de l’écologie comme le montre le nombre impressionnant de vélos qui circulent dans les métropoles locales.

 

Google Pixel 3 XL en fuite

 

Et ce sentiment, ce n’est pas un cas isolé. En effet, j’ai toujours le dernier Google Pixel en main, et pourtant j’ai bien vu le documentaire de Cash Investigation sur la fabrication des téléphones, qui, disons-le clairement, tue des adolescents en Afrique, ensevelis lorsque les mines de cobalt s’effondrent.

De la même manière, je profite moi-même du statut de freelance pour développer mon entreprise plus rapidement, alors que je sais pertinemment qu’il n’offre toujours pas de garanties sociales suffisantes, ce dont je suis directement victime. Un dernier exemple ? J’ai deux chats, et il est connu depuis plusieurs années maintenant qu’un simple ronron est aussi efficace que cinq minutes de méditation. Pourtant, je me rapproche de plus en plus d’un mode de vie vegan, incompatible avec leur nourriture carnée et leur captivité.

 

Pyramide de Maslow

 

Le nom du problème, c’est la dissonance cognitive

Théorisée par le psychologue Leon Festinger en 1957, cette suite récurrente de contradictions au sein de notre propre système de pensée nous touche tous plus ou moins fortement. Que l’on s’en rende compte ou non, on a tous déjà dérogé à nos convictions et à nos principes pour assouvir un besoin, qu’il soit vital ou installé au sommet de la pyramide de Maslow.

Et cette difficulté, qui est donc loin d’être nouvelle, touche de plus en plus de monde à travers le globe, avec l’avènement des nouvelles technologies et la course effrénée au progrès qui rythme aussi bien les gouvernements que les entreprises, jusqu’aux individus qui composent notre population. À tel point qu’il est parfois compliqué de concilier sa vie de tous les jours ou son travail avec ses valeurs, aussi ancrées au sein de notre esprit qu’elles peuvent l’être.

 

 

Et cela peut parfois avoir des conséquences néfastes : ainsi, de nombreux fondateurs de startup qui sont pourtant très concernés par le réchauffement climatique n’agissent pas ou peu contre ce fléau au sein de leur activité. De la même manière, Terry Gou, le CEO de Foxconn (fabricant de l’iPhone XS), a subi de lourdes conditions de travail en tant qu’ouvrier jusqu’à ses 24 ans. Pourtant, aujourd’hui, la politique interne de son entreprise traite ses employés de la même manière, voire pire.

On peut aussi prendre l’exemple de Google : l’entreprise fait figure de pionnière en matière d’énergie renouvelable avec ses data centers alimentés par leurs propres centrales électriques solaires. Alors qu’il est bien connu que la société est l’un des plus gros pollueurs de la planète.

 

 

La solution : créer sa propre balance

Malgré tout, de nombreux chercheurs tentent de trouver comment accueillir le progrès et les nouvelles technologies, qui sont sans aucun doute le fer de lance de la réussite de l’humanité tout entière, tout en ayant un impact positif sur les peuples et la nature qui nous entoure. Et la bonne nouvelle, c’est qu’il y a des actions que chacun peut mettre en place, à son niveau, pour tenter d’atteindre une performance globale et pas seulement économique.

La première, qui peut sembler évidente, mais que pourtant peu de gens prennent le temps de mettre en place, consiste à faire une évaluation de l’impact de chacune de nos actions ou de chacun de nos achats. Concrètement, il s’agit de lister ce que cette action apporte de positif au monde, et au contraire les problèmes qu’elle cause, à nous-mêmes, à nos semblables ou à la Terre. Ensuite, il suffit simplement de réfléchir à mettre en place des opérations visant à améliorer chaque impact positif, et à diminuer chaque impact négatif.

Tesla Model Y

En tant que consommateur (mais ça marche aussi dans le travail), cela commence par de petits gestes du quotidien, de nouvelles habitudes. Mais il est important de relativiser face à la pertinence de chaque changement que l’on veut tenter : est-il facile, rapide, rentable ? Est-il réellement pertinent pour le besoin que l’on cherche à assouvir à la base ? Peut-on le dupliquer aisément et à volonté s’il fonctionne comme on l’a imaginé ?

Ainsi, peut-être, on préférera se déplacer en Tesla pour éviter de multiplier l’émission de gaz à effet de serre. Il est aussi possible de faire appel à un thermostat connecté pour faire des économies d’énergie. Enfin, si l’on s’intéresse plutôt à l’humain, on peut réfléchir à privilégier la communication et le contact réel plutôt que de numériser la majorité de nos interactions.

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