Selon des responsables américains cités par CBS, et confirmé par l’agence de presse officielle iranienne IRNA, les États-Unis ont frappé l’Iran, à quelques heures des élections de mi-mandat à Washington.
L’île de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz, a été visée par des frappes qualifiées de « limitées », et déclarées comme étant en riposte aux tirs du Corps des gardiens de la révolution islamique iranien (CGRI) contre un avion américain. L’agence iranienne relate de cinq explosions entendues sur l’île et rapportées par les habitants, qui auraient vu deux avions dans le ciel.
Quelques heures avant les frappes, le président Donald Trump avait déclaré à la presse qu’il n’était « pas pressé » d’intensifier les frappes contre l’Iran, alors qu’il avait garanti plus tôt qu’il n’y aurait aucune opération militaire avant les élections du 3 novembre.
Cependant, selon Axios, Donald Trump aurait échangé avec Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, sur l’opportunité et le moment pour relancer les frappes. Si Trump voulait privilégier la voie diplomatique, son allié israélien était plutôt d’avis de reprendre les hostilités dès les élections américaines de mi-mandat passées, ce mardi.
Une source israélienne a décrit à Axios cet appel, qui se serait tenu samedi dernier, comme étant « dur » et « franc ». Celui qui n’a pas remporté haut la main les dernières élections à Tel-Aviv avait déclaré dans son discours qu’il y avait en ce moment une « une opportunité historique unique » d’« éliminer définitivement la menace existentielle » de l’Iran.
Guerre en Iran : crime de guerre et hausse des prix des carburants
Au cours des dernières semaines, plusieurs frappes limitées ont été menées par les États-Unis, contrairement à ce que la Maison-Blanche a laissé penser, au cours du mois de septembre. Avec la guerre en Iran, déclenchée le 28 février dernier, l’ONU a accusé les États-Unis de crime de guerre, notamment à Minab où 120 élèves ont été tués après des frappes sur une école.
Donald Trump a profité d’une légère baisse des prix du pétrole à la fin du mois d’octobre pour instrumentaliser le rapport de force : « les prix du pétrole chutent comme des pierres […] parce que les gens sentent qu’il n’y aura pas de guerre avec l’Iran. L’Iran veut un accord, aussi rapidement que possible », a aussi écrit, lundi, le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Cependant, le prix du brent reste supérieur à 100 dollars. Si le prix baisse dans les stations-service chez nous, c’est parce qu’un déstockage de 10 millions de barils de gazole issus de réserves stratégiques a eu son effet en France. Ce gazole, trois à quatre fois moins cher que d’ordinaire, représente environ 20 % des volumes achetés chaque jour par les grossistes pour fournir les stations-service françaises.
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