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Que peut changer l’élection de Joe Biden pour les travailleurs de la « gig economy »

Le président élu est très attendu sur ce dossier même si sa marge de manœuvre pourrait être réduite.

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Joe Biden
© Flickr / Creative Commons

Le résultat était très attendu et il devait en partie décider du futur de la « gig economy » (économie à la tâche en Français). Finalement, les électeurs californiens ont dit oui à la proposition 22, un référendum local qui dispense Uber, Lyft et les autres grandes plateformes à traiter les chauffeurs VTC comme des employés. Cette initiative soutenue par ces grandes entreprises a été lancée en réaction à la loi de 2019 voté par le golden state qui vise à traiter ces travailleurs comme des salariés et non des indépendants. Cela serait vrai progrès pour ces derniers qui bénéficieraient d’avantages sociaux tels qu’une assurance santé payée par leurs employeurs.

Ce rebondissement a démoralisé tous ceux qui attendaient une meilleure protection. Leurs regards se tournent donc désormais vers le président élu Joe Biden pour voir s’il peut changer la donne. Le démocrate n’a d’ailleurs jamais fait mystère de son aversion pour la « gig economy » et il promet sur sa plateforme de campagne de « garantir que les travailleurs de l’économie à la tâche et des petits boulots reçoivent les avantages et les protections qu’ils méritent ».

Des doutes persistent sur la motivation de Joe Biden

Concrètement, l’ancien sénateur souhaite s’inspirer du texte voté l’an dernier en Californie et le transposer à l’échelle nationale. Il se heurte toutefois à un problème de taille : le Congrès. Les républicains sont en effet hostiles à ce type de mesure et soutiennent plutôt que les entreprises comme Uber et Lyft ne doivent pas être bridées dans leur fonctionnement, car elles permettent à de nombreuses personnes de percevoir un revenu.

Joe Biden pourra donc compter sur la Chambre des représentants à majorité démocrate, mais l’incertitude demeure au Sénat où la majorité se jouera à la suite de deux scrutins qui se tiendront le 5 janvier en Géorgie.

En cas d’échec, le président pourrait toutefois utiliser certains leviers pour venir en aide aux travailleurs des plateformes. Comme le précise Vice, il serait par exemple en mesure de nommer un secrétaire au travail progressiste qui prendrait des dispositions contre les entreprises qui ne paient pas les heures supplémentaires ou ne rémunèrent pas au salaire minimum. Il pourrait aussi procéder à des nominations pro-syndicales au Conseil national des relations du travail. Cette instance est notamment responsable de l’élaboration et de l’application des règlements concernant la formation de syndicats ou les requalifications de travailleurs indépendants en employés.

Joe Biden ne manque donc pas de leviers pour agir mais certains continuent de douter de sa détermination. Le média américain rappelle à cet égard que le président et sa vice-présidente ont des liens étroits avec Uber et Lyft qui pourraient venir entraver ces changements. Vice cite par exemple le cas du beau-frère de Kamala Harris, Tony West, ancien membre du ministère de la Justice d’Obama, qui est aujourd’hui le principal avocat d’Uber.

Uber
Par : Uber Technologies
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