Les billets de banque en euros vont changer de design. C’est un des chantiers suivis par Christine Lagarde, la présidente de la Banque Centrale européenne. L’idée de l’institution en charge de la politique monétaire est en effet de coller à la diversité et à l’harmonie de la zone euro, tout en s’attelant aux défis de la digitalisation des transactions financières.
Ainsi, la BCE a lancé cet été un processus de consultations publiques en interrogeant les citoyens de l’UE sur 7 thèmes choisis au préalable par le Conseil des gouverneurs de l’institution : “Mains : construire l’Europe ensemble”, “Fleuves : les rivières de la vie en Europe”, ou encore “Notre Europe et nous-mêmes”.
Le 29 novembre dernier, deux thèmes ont finalement été choisis : “La culture européenne” et “Fleuves et oiseaux”. Le cheminement se poursuit, et la BCE va organiser un concours de graphisme qui permettra de choisir les designs vainqueurs.
L’euro numérique se prépare
Finalement, les designs finaux seront révélés en 2024 avant une production et une mise en circulation de ces nouveaux billets. Ces derniers miseront donc sur l’esthétisme, mais disposeront par ailleurs de dispositifs de sécurité avancés et respectueux de l’environnement, précisent nos confrères du Journal du Geek.
Si les transactions en espèces sont en déclin en Europe, elles restent néanmoins majoritaires, et elles représentaient tout de même 59 % des échanges en 2022. Mais la BCE prépare déjà la suite avec la mise en place de l’Euro numérique qui devrait être lancé d’ici 2026-2027.
Comme nous vous l’expliquions au printemps dernier, il présente divers avantages et inconvénients. Parmi les points positifs, il faut mentionner le fait qu’il offre une alternative au paiement en espèce sans risque et universellement accepté. C’est aussi une offre publique qui répondrait aux monnaies numériques contrôlées par le secteur privé qui sont en train de gagner du terrain et de séduire de nombreux particuliers.
Ses opposants signalent au contraire qu’il sera difficile de le faire accepter par les citoyens. Ainsi, le marché des paiements fonctionne relativement bien aujourd’hui, et chacun semble y trouver son compte. Il est possible de payer en liquide la plupart du temps, tandis que les alternatives numériques privées marchent également très bien.
De son côté, le secteur bancaire est plutôt réticent quant à cette initiative. Certains craignent d’ailleurs qu’en cas de crise, les épargnants puissent transférer massivement leurs dépôts bancaires vers leurs comptes numériques en euro. Une sorte de bank run virtuel en quelque sorte.
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