C’est lors d’une cérémonie très officiel à la base spatiale de Peterson dans le Colorado que le colonel Travis Anderson a annoncé prendre la direction de l’ISRS. Concrètement cet escadron sera chargé de la surveillance et de la reconnaissance des satellites en orbite.
Le but est d’éviter que des appareils ennemis espionnent ou mettent en danger les infrastructures spatiales américaines. Ce groupe de renseignement se dit également prêt à mettre ses menaces à exécution et ainsi détruire des satellites ennemis si ces derniers présentent un risque pour la sécurité de la nation américaine.
Si les États-Unis venaient à frapper de cette manière, ils violeraient alors plusieurs traités sur l’espace, créant une pollution gigantesque. Récemment la Russie a testé son système de missile anti-satellite sur un ancien appareil soviétique. Le test a été si concluant que l’ISS a dû modifier sa trajectoire pour éviter des débris.
Les États-Unis avaient été parmi les premiers à condamner ce geste, assurant à l’époque qu’ils n’utiliseront jamais de telles armes. Près d’un an plus tard, le discours semble avoir changé du tout au tout du côté de Washington, alors que la menace chinoise est de plus en plus grande.
États-Unis et Chine : vers un vrai Star Wars ?
Les tensions sont vives entre l’Oncle Sam et Pékin et les deux pays savent pertinemment que l’espace joue un rôle crucial dans le développement de leur armée. La création de l’ISRS ne fait que répondre à un besoin de défense pour les États-Unis qui ont abattu plusieurs ballons sonde dits espions ces derniers mois.
Bien que les deux pays essayent de faire bonne figure, leurs intentions semblent bien loins de leurs mots. Récemment c’est le ministre chinois de la Défense, le colonel Tan Kefei qui a pris la parole sur cette militarisation de l’espace qu’il regrette.
Il a notamment expliqué vouloir continuer d’utiliser l’espace de manière “pacifique”. Selon son analyse, la création de la Space Force – la branche américaine de l’armée de l’air spécialisée sur l’espace – ne fait qu’aggraver les choses et n’aide en rien à la préservation d’un espace sain et stable.
La France n’est pas toute blanche
Les États-Unis n’ont pas réagi à cette déclaration et continue de développer la sixième branche de leur armée. Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls à s’intéresser à l’orbite. En France aussi l’espace prend un rôle militaire de plus en plus important. Dès 2010 l’Elysée a demandé la création d’un commandement interarmées de l’espace (CDE).
Depuis 2020 l’armée de l’air s’appelle officiellement l’armée de l’air et de l’espace. Un changement de nom qui démontre la volonté de l’État-Major de focaliser une partie de ses ressources à la protection et la militarisation de l’orbite terrestre.
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