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Qui est Deblock, la néobanque des ex-Revolut et Ledger qui lancent le compte courant des cryptos ?

Allez-vous contracter ?

Deblock, une jeune start-up française, est née de l’ambition commune d’anciens cadres de Revolut et de Ledger. Ils proposent une solution avant-gardiste permettant de gérer des cryptomonnaies directement depuis un compte courant. Ce projet innovant, révélé lors de la Paris Blockchain Week du 9 au 11 avril, marque un tournant potentiel dans la manière dont les consommateurs interagissent avec les monnaies numériques.

Deblock n’est pas née sur un coup de tête. Après un an et demi de développement intensif, l’entreprise a été lancée en plein cœur d’une période tumultueuse pour les cryptomonnaies, marquée notamment par l’effondrement de FTX en novembre 2022. Malgré cet environnement instable, les fondateurs de Deblock ont maintenu leur cap, convaincus de la nécessité de leur service. Jean Meyer, ex-directeur général crypto chez Revolut, Adriana Restrepo, ancienne directrice générale des opérations de la fintech britannique, Aaron Beck, ancien responsable des paiements chez Revolut, et Mario Eguiluz, ex-directeur de l’ingénierie chez Ledger, ont uni leurs expertises pour concrétiser ce projet ambitieux.

Que propose Deblock ?

Deblock se distingue par son offre unique : un compte courant intégré avec une capacité d’achat, de vente et de gestion de cryptomonnaies. Les utilisateurs bénéficient d’un compte équipé d’un IBAN et d’une carte Visa, permettant des transactions en euros tout en gérant leurs investissements en cryptos telles que le bitcoin, l’ether, ou encore l’USDC. La start-up se refuse toutefois à la conservation des cryptoactifs pour ses clients, en accord avec le principe de l’autoconservation, chère à l’esprit Web3, laissant ainsi la gestion des clés privées à l’utilisateur.

Le modèle économique de Deblock repose sur des frais de transaction variant de 1 à 3 % selon le statut de l’abonnement du client, et offre la possibilité de réaliser des paiements chez les commerçants avec la carte Visa, à condition que les cryptos soient préalablement converties en euros via l’application. Cette fonctionnalité répond directement à l’une des plus grandes réticences des banques traditionnelles concernant la provenance des fonds issus des cryptomonnaies.

L’un des grands défis auxquels Deblock a dû faire face est l’obtention de l’approbation réglementaire. En novembre 2023, la start-up a obtenu le statut d’établissement de monnaie électronique par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) de la Banque de France, ainsi que l’enregistrement en tant que prestataire de services sur actifs numériques par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Ces agréments sont une première pour une société de ce type en France, renforçant ainsi la crédibilité de Deblock auprès des investisseurs et des utilisateurs.

Forte de ces approbations réglementaires et d’une levée de fonds de 12 millions d’euros, Deblock envisage maintenant de s’étendre à d’autres marchés européens moins ouverts aux cryptomonnaies, comme l’Espagne et l’Italie. Les fondateurs visent également à obtenir l’agrément européen MiCA, ce qui pourrait encore accélérer leur expansion. Avec un objectif de 200 000 clients d’ici à la fin de l’année, Deblock se positionne comme un acteur à suivre dans la fintech européenne.

  • Deblock, fondée par d’anciens de Revolut et Ledger, lance un compte courant intégrant la gestion des cryptomonnaies
  • Les services incluent un compte avec IBAN, une carte Visa, et la possibilité d’acheter, vendre et gérer des cryptos sans les conserver.
  • La start-up a déjà sécurisé des agréments réglementaires en France et vise une expansion en Europe.

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