La jeune société Eonef vient d’annoncer la création d’une nouvelle entité en partenariat avec a-nse. Sous le nom « Stratolab », les deux entreprises vont développer des ballons stratosphériques capables d’observer la Terre depuis une dizaine de kilomètres d’altitude. Ces appareils seront capables de surveiller les grands espaces verts pour prévenir les feux de forêt et faire une détection rapide de ces derniers, mais aussi travailler en lien avec l’armée pour des utilisations militaires.
Enfin les deux co-fondateurs de l’entreprise espèrent pouvoir développer une fonction pour surveiller les sites très attendus comme les océans ou la banquise. Ces zones, difficile d’accès, sont des vrais trésors environnementaux et leur préservation est une des priorités de l’entreprise.
Réduire l’impact environnemental
En faisant le choix d’un ballon à l’hélium plutôt qu’un drone ou un avion de reconnaissance, Stratolab fait aussi le choix de la sobriété. L’utilisation d’un tel ballon n’aura quasiment aucun impact sur la planète.
Lors d’une utilisation à faible altitude (dans un format de ballon captif), ce dernier pourrait devenir une solution de choix pour les scientifiques, notamment ceux qui observent les animaux. Silencieux l’appareil saura se fondre dans le décor et ainsi observer une faune dans son état naturel.
Réduire les coûts
En plus de proposer, une offre bien plus prestesse de l’environnement, Stratolab à un autre argument de choix, son prix. En utilisant un « simple » ballon à l’hélium, l’entreprise peut rejoindre la stratosphère (entre 12 et 30 kilomètres d’altitude) pour peu d’argent. Bien moins que les entreprises spatiales qui utilisent un avion ou une fusée pour se rendre à de telles destinations.
Avec ces deux points forts, les projets de ballons stratosphériques fleurissent un peu partout dans le monde. La France est notamment une terre d’excellence en ce domaine. L’hexagone regorge de jeunes entreprises voulant rejoindre la stratosphère. Certaines y vont dans un but scientifique et d’observation (comme Stratolab), mais d’autres préfèrent parler de « tourisme spatial ».
Un tourisme spatial réinventé ?
C’est notamment le cas de l’entreprise montpelliéraine Zephalto ou la germano-toulousaine Stratoflight qui espère réaliser un premier vol dans le courant de l’année 2024. Avec sa capsule pressurisée au pied d’un ballon à hélium, il serait possible de profiter d’un ciel étoilé invisible depuis la surface, mais aussi de la courbure de la Terre.
Là encore l’expérience pourrait être beaucoup plus abordable qu’un vol en fusée comme les récentes missions Axiom Space qui proposent de passer quelques jours à bord de l’ISS contre quelques centaines de milliers de dollars.
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