« C’est du jamais vu » Hélène Huby n’en revient toujours pas. La PDG de l’entreprise The Exploration Company vient d’annoncer la signature d’un contrat record avec le géant du spatial Axiom. Chiffré entre 175 et 200 millions de dollars, ce partenariat devrait aboutir à une mission cargo dirigée par The Exploration Company pour le compte d’Axiom en 2027.
Comme l’explique Hélène Huby lors de son passage sur le plateau de BFM Business, un tel contrat est normalement réservé aux entreprises majeures du spatial comme Airbus ou Thalès. « On aurait très bien pu allouer ce contrat à SpaceX », explique-t-elle.
Mais Axion Space a fait un autre choix, celui d’une jeune entreprise française, fondée il y a deux ans à peine, et qui connaît aujourd’hui la plus forte croissance d’Europe. L’entreprise, basée à la fois à Bordeaux et à Munich en Allemagne, se réjouit de l’annonce de ce contrat, une « reconnaissance » pour tout le travail effectué au cours des 24 derniers mois.
Que propose The Exploration Company ?
À la différence d’entreprises comme SpaceX ou ArianeGroup, The Exploration Company ne s’occupe pas du lancement d’une charge utile dans l’orbite. Les 100 premiers kilomètres de vol ne sont pas de son ressort. L’entreprise s’occupe exclusivement des missions “cargo” de ravitaillement d’une station spatiale en orbite.
En signant un contrat avec Axiom, l’entreprise pressentie pour privatiser les restes de l’ISS lors de son démantèlement, The Exploration Company fait donc un gros coup, un très gros coup. Comme l’explique Hélène Huby dans un communiqué de presse paru la semaine dernière « nous ne pouvions pas être plus fiers. »
En se concentrant sur les missions chargées, avec son petit véhicule orbital Nyx, l’entreprise espère conquérir un marché toujours plus grand. Selon les évaluations actuelles, les missions en orbite génèrent 3 à 4 milliards de dollars par an. Mais d’ici une quinzaine d’années, les économistes spécialisés s’attendent à une explosion des contrats, avec des évaluations allant de 30 milliards (fourchette basse) à 100 milliards dans les plus belles simulations.
Nyx, l’atout phare de l’entreprise
Aujourd’hui le produit d’appel de The Exploration Company se nomme Nyx. Ce petit véhicule spatial a été dessiné pour diverses missions. Il peut à la fois s’occuper de livrer des cargaisons à des stations spatiales en orbite (autour de la Terre ou de la Lune), mais aussi permettre l’essor du tourisme spatial en orbite.
Dans sa composition « habitée », le véhicule doit être capable de transporter plusieurs personnes au cours d’un vol de quelques jours. Nyx serait même capable d’aller se poser sur la Lune et de revenir sur Terre sans assistance. Une vraie prouesse qui n’est pas réalisable aujourd’hui pour l’entreprise, mais qui fait partie des objectifs à long terme pour The Exploration Company.
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” lancement d’une charge utile dans l’orbite” ca doit lui faire mal à l’orbite, non ?
“Les 100 premiers kilomètres de vol” : même en supposant que ce soit 100km verticalement, il en reste encore une poignée avant les orbites basses…
“Une vraie prouesse qui n’est pas réalisable aujourd’hui pour l’entreprise, mais qui fait partie des objectifs à long terme pour The Exploration Company.” -> définition d’une startup
Je me suis dit la même chose…
Puis du coup “tient tête à SpaceX”, j’ai plus l’impression que le mot clé SpaceX permet juste de faire du clique.
Je ne vois aucun rapport d’un point de vue technique entre ExporationCompany et SpaceX. Je suis même sur que SpaceX ne connait même pas leurs nom.