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Qui veut concurrencer Ledger ? 3 anciens de chez Revolut

La startup Deblock prévoit de se lancer bientôt en France.

  • La startup Deblock, créée par trois anciens de Revolut et un ex-salarié de Ledger, veut se lancer en France et au Royaume-Uni
  • Elle a réalisé une levée de fonds de 12 millions d’euros
  • La société propose un portefeuille qui permet de stocker et d’échanger ses cryptomonnaies

Ledger va bientôt avoir un nouveau concurrent. La startup Deblock prévoit en effet de proposer son portefeuille de cryptomonnaies offline en France et au Royaume-Uni, possiblement en 2023. Elle a d’ailleurs déposé les demandes nécessaires pour déployer son offre auprès des autorités compétentes.

Cette entreprise britannique a été créée l’an dernier par trois anciens de chez Revolut : l’ancien responsable des cryptomonnaies Jean Meyer, qui prend le poste de PDG. Adriana Restrepo qui était directrice des opérations, et Aaron Beck responsable de l’ingénierie seront à ses côtés. Enfin, l’ex-responsable de l’ingénierie chez Ledger, Mario Eguiluz, rejoint également cette aventure.

Pour se donner les moyens de ses ambitions, Deblock a d’ailleurs réalisé une levée de fonds de 12 millions d’euros en octobre dernier. Sur son site, la startup entre un peu plus en détail sur son futur service.

Une gestion locale pour plus de sécurité

Ainsi, Deblock propose un portefeuille de cryptomonnaies qui va permettre à ses clients de stocker, déposer, échanger, et encaisser des cryptomonnaies (en monnaie fiduciaire). Grâce à une clé privée, ils pourront le faire de manière indépendante et sans intervention d’un tiers.

À noter que le service va également proposer à ses utilisateurs des services bancaires traditionnels et notamment un compte et des cartes de débit physiques et virtuelles. Enfin, et c’est le nerf de la guerre, il y aura deux tarifs : gratuit pour accéder à certains services de base, et une offre pro facturée un peu plus de 17 euros par mois.

Deblock tente aussi de rassurer ses futurs clients sur le terrain de la sécurité. Le piratage sera très compliqué, car les hackers devront mener des « attaques coordonnées sur des systèmes différents et indépendants ».

De même, grâce au fonctionnement local de cette technologie, les codes d’accès aux portefeuilles sont cryptés et théoriquement inaccessibles à des acteurs malveillants. Et si le pire arrivait, et que Deblock disparaissait, les clients pourraient toujours récupérer ce qui se trouve sur leurs portefeuilles de manière indépendante.

Il sera intéressant de suivre cette startup à l’avenir et elle pourrait faire un peu d’ombre à Ledger. Les Français ont toutefois pris de l’avance et leurs wallets détiennent déjà 20 % des cryptomonnaies et 30 % des NFT stockés dans le monde. Loin de se reposer sur ses lauriers, l’entreprise basée à Vierzon a récemment levé 100 millions d’euros.

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