Vous trouviez l’offre Twitter Blue scandaleuse ? Attendez de voir ce que propose Meta Verified. L’offre payante de Meta, consistant principalement à certifier votre compte Instagram (et Threads si vous l’avez) ou Facebook coûte 17 euros par mois depuis iOS ou Android et 14 euros en version desktop. C’est deux fois plus que la certification Twitter mais pour trois réseaux sociaux.
Dès sa sortie, emporté par l’arrivée simultanée de Threads, j’ai voulu tenter l’expérience Meta Verified. J’ai vite regretté. À moins de vouloir rejoindre la confrérie des pigeons, cette offre n’apporte rien du tout. Si ce n’est faire un peu de bien à votre égo.
S’abonner à Meta Verified : simple et rapide

En France, il est possible de s’abonner à Meta Verified depuis Facebook ou Instagram. Puisque nous souhaitions surtout obtenir un badge pour Threads, nous avons choisi Instagram puisqu’il y est directement lié.
Sur Instagram, il suffit de vous rendre dans votre profil, de toucher le menu (trois traits horizontaux) et de sélectionner Meta Verified. Puis cliquez sur « S’abonner ».
Vient ensuite l’étape de vérification de votre identité. Six conditions doivent être réunies pour que Meta étudie votre demande :
- Être âgé de 18 ans ou plus
- Avoir un profil public (ou privé) avec un nom complet, respecter les standards de dénomination et ajouter une photo de profil où l’on voit votre visage
- Activer l’authentification en deux facteurs
- Disposer d’une pièce d’identité valide (passeport et permis sont aussi valables)
- Activer l’historique des publications
- Accepter les conditions d’utilisation
Contrairement à Twitter, Meta propose donc l’analyse directe de votre pièce d’identité. La vérification m’a pris 5 minutes, la vérification par Instagram au grand maximum une heure. J’obtenais donc mon badge bleu, pas peu fier moi qui n’ai jamais réussi à convaincre Twitter de me certifier avant le lancement de l’offre Twitter Blue.
Bon pour l’égo, pas pour le portefeuille

Comme tout bon pigeon, j’ai donc payé mes premiers 17 euros mensuels avant de savoir ce que m’apportait ce service en plus du badge bleu. La réponse : quasiment rien. En tout cas, rien de vraiment visible.
Pour 17 euros, les avantages offerts par Meta Verified se limitent à une protection de sécurité renforcée et une « surveillance proactive de l’identité », l’accès au service d’assistance en français pour gérer les problèmes de compte et (youpi !) des stickers exclusifs pour les Reels et Stories.
Ça fait peu, très peu, trop peu. La sensation de m’être fait pigeonner s’est renforcée quelques jours après ma souscription. J’avais en effet choisi la certification pour faire grimper plus rapidement mes abonnés sur Threads, la certification aidant à mettre en confiance les utilisateurs et incitant à s’abonner plus vite. Je n’appuie pas ce propos avec des données scientifiques, mais j’ai en effet observé une augmentation plus rapide de mes abonnés après la certification. Sacré badge bleu !
J’ai aussi constaté que la portée de mes threads était plus importante. Visiblement, les algorithmes favorisent la mise en avant des contenus de comptes certifiés. À moins que mes nouveaux threads ait été plus intéressants que les premiers, ce qui ne serait pas si étonnant.
Mais voilà qu’après cinq jours d’utilisation, Meta décide de bloquer Threads aux utilisateurs européens. Evidemment, puisque la vérification est rattachée à Instagram, impossible de porter réclamation. Cette certification m’aura donc coûté 17 euros et ne m’aura rien apporté. Ah si, quelques moqueries ici et là et un message de mon meilleur ami qui, sans une once d’ironie (c’est faux), m’a envoyé : « Ok j’ai une star dans mes contacts ». Rourouuu !!!

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Avec uniquement des infos dont je me contrefiche mais alors royalement, à savoir un avis très ciblé et financièrement orienté pour dire que twitter et threads ne sont pas bien, et y placer une petite pub vite fait mal fait à la pousse-toi-de-là-que-j’m’y-mette, le tout très vilainement mal vu par l’auteur de ces lignes.
J’ai pourtant un anti pub mais il semblerait que ce site, que je ne pourrai donc que considérer comme mal famé à l’époque ou nous sommes censés avoir le choix de l’information que nous souhaitons voir afficher sur nos écrans, ne soit pas encore listé dans les sites jugés comme néfastes.
Presse-citron (et tes articles vides et surtout monétisés), tu ne m’intéresses pas.