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Smartphones : les affirmations de Xavier Niel (Free) étaient fausses

Pour promouvoir une nouvelle offre de location avec option d’achat, il a pointé du doigt les appareils subventionnés pour leur impact écologique. À tort.

Free Flex, c’est la nouvelle vision de Free pour vous équiper d’un nouveau smartphone et préférer l’opérateur plutôt qu’un concurrent. Pour le promouvoir, lors de son lancement la semaine dernière, le patron du groupe Xavier Niel a pointé du doigt les offres de ses concurrents avec des subventions sur les smartphones.

À prix alléchants, les offres avec des appareils subventionnés, pas chers mais vendus avec des forfaits plus coûteux sont des « crédits à la consommation déguisés avec des taux d’usure de 300 ou 400 % que le consommateur ne voit pas » disait-il. En parallèle, il critiquait plus profondément ce modèle comme mauvais pour l’environnement, car encourageant les clients à acheter plus régulièrement un smartphone.

L’Arcep contredit Xavier Niel

Free vient de se faire indirectement contredire en ce début de semaine à la suite de la publication d’une enquête qui s’est justement penchée sur le comportement des clients avec une offre de smartphones subventionnés. Fruit du hasard de calendrier, ou non, il en reste que l’argument écologique avancée par Free la semaine dernière serait bancal.

Le régulateur des télécoms, relayé par Les Echos, a montré que « la nature du contrat (avec ou sans subvention) semble avoir un lien limité avec la durée de détention des smartphones ». Chiffres à l’appui, l’étude de l’Arcep avançait que les Français avec un appareil subventionné étaient à 69 % en possession d’un smartphone de moins de 2 ans, contre 63 % en moyenne dans l’hexagone.

La différence est trop faible pour être suffisamment pertinente, et le régulateur appuyait son propos en montrant que seulement 33 % des ventes de smartphones neufs (moins d’un an) ne seraient pas plus souvent achetés par des clients de forfaits à appareils subventionnés que le reste des forfaits.

Free n’a jamais suivi la tendance de ses concurrents sur ses forfaits avec appareils à prix alléchant, en l’échange de forfait aux mensualités élevées et périodes d’engagement. Depuis son arrivée, le télécom a littéralement fait reculer la part de ses forfaits chez les Français, encore très en vogue en 2012 (83 %). Aujourd’hui, leur part n’est plus que de 21 %.

Avec « Flex », l’opérateur cherche une nouvelle façon de retenir ses clients en période où il est très facile et rapide de changer pour le meilleur forfait mobile du moment. L’offre consiste à louer des appareils en laissant la liberté aux clients de changer d’opérateur tout en louant le smartphone chez Free. Une vraie bonne affaire ?

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1 commentaire
1 commentaire
  1. Reste que Free a largement contribué à dissocier smartphone et forfait depuis qu’il est rentré sur le marché mobile, et ça on ne peut pas lui enlever.
    Comme la baisse du tarif des forfaits par ailleurs.

Les commentaires sont fermés.