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Soutenus par Trump, les géants de la Tech entrent en conflit avec l’Europe

La tension monte à Bruxelles.

L’accession de Donald Trump à la Maison-Blanche a enhardi les géants de la Tech américains. Les grandes sociétés de l’Oncle Sam contestent désormais plus ou moins ouvertement les réglementations européennes et espèrent bien amoindrir leur portée. Faisons le point sur ces efforts de lobbying en cours.

L’UE va-t-elle reculer ?

D’après les informations du Financial Times, des groupes comme Meta entendent bien faire reculer Bruxelles sur l’application de l’AI Act. L’idée étant d’édulcorer la mise en place des mesures qui doivent être déployées progressivement.

Les yeux sont d’ores et déjà tournés vers le lancement du code pratique de l’IA en avril. Ce dernier est censé décrire la façon dont les entreprises doivent mettre en place le nouveau règlement et leur plan de marche pour gérer les risques « systémiques » liés à cette technologie. La firme de Mark Zuckerberg a d’ores et déjà annoncé qu’elle ne souhaitait pas signer ce code volontaire qui imposerait « des exigences impraticables et techniquement irréalisables ».

Les grands groupes de la Silicon Valley, comme Google ou Apple, espèrent aussi rouvrir le dossier du DMA, d’après le média britannique. L’idée étant de mieux préciser la portée de son application, et pourquoi pas de diminuer son ampleur. Rappelons que cette législation ainsi que celle du Digital Services Act ont déjà occasionné des amendes salées pour ces sociétés.

Pour l’heure, la responsable de la technologie de l’UE, Henna Virkkunen, affirme que l’Europe est « pleinement déterminée à faire respecter nos règles ». Mais beaucoup d’observateurs commencent à douter de la volonté des états membres d’entrer en conflit ouvert les États-Unis sur ce sujet.

Cité par nos confrères, Giorgos Verdi, chercheur en politique au Conseil européen des relations étrangères, estime qu’il s’agit d’une erreur, car cela pourrait même « enhardir Trump et ses alliés technologiques, qui considéreraient l’inaction comme un signe de faiblesse ».

Donald Trump critique la régulation de l’UE

Pour rappel, le nouveau directeur de la politique mondiale de Meta, Joel Kaplan, a justement haussé le ton le week-end dernier à la Conférence sur la sécurité de Munich. Le dirigeant dénonce ainsi :

Lorsque des entreprises sont traitées différemment et d’une manière qui est discriminatoire à leur égard, cela devrait être signalé au gouvernement du pays d’origine de cette entreprise. Bien que nous souhaitions travailler dans le cadre des lois adoptées par l’Europe – et nous le ferons toujours – nous signalerons quand nous pensons avoir été traités injustement.

Donald Trump avait lui aussi été très critique sur ce sujet au dernier Forum économique mondial à Davos en Suisse : « Ce sont des entreprises américaines, que cela vous plaise ou non. Ils ne devraient pas faire ça. C’est, en ce qui me concerne, une forme de taxation. Nous avons de très grosses plaintes à l’encontre de l’UE. »

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