SpaceX avait à cœur de bien faire pour cette 4e mission du Starship. Après trois vols en constante progression, le Starship devait franchir un grand pas hier. Il ne fallait, ni plus ni moins, que réussir à prendre son envol, séparer les deux étages de la fusée, atteindre les frontières de l’espace et une vitesse presque orbitale, mais aussi revenir sur Terre et maîtrisé sa rentée dans l’atmosphère.
Cette dernière partie du plan de vol était, évidemment, la plus complexe. La seule que SpaceX n’ait pas déjà réussie par le passé. Mais hier, lors du vol qui a duré un peu plus d’une heure, tout s’est passé comme prévu. La fusée a parfaitement décollé depuis Boca Chica. Elle s’est séparée au bon moment, sans endommager le premier étage.
Un retour sans faute ?
Le retour sur Terre a lui aussi été une réussite. Super Heavy, le booster qui a permis le décollage, a amerri en douceur dans le golfe du Mexique. En ce qui concerne le vaisseau Starship, il a volé un peu plus de 40 minutes dans l’espace, suivant une trajectoire balistique, avant de retomber proche des côtes australiennes.
Le vaisseau a rencontré quelques difficultés lors de son retour vers la Terre. Le bouclier thermique s’est échauffé par endroit, donnant des images à couper le souffle. Le flop du Starship était particulièrement abîmé après le vol, mais il a fonctionné jusqu’aux dernières secondes.
Quelles leçons tirer d’une telle mission ?
Ce 4e vol du Starship est sans conteste celui qui s’est le mieux déroulé. La mission a été à son terme et les équipes de SpaceX ont toujours paru en contrôle du vaisseau. Il faudra maintenant analyser toutes les données récoltées par SpaceX pour comprendre comment améliorer encore le processus afin de rentrer dans l’atmosphère.
Cette partie d’un vol spatial est historiquement la plus complexe. SpaceX doit notamment travailler sur le bouclier thermique. Si ce dernier n’avait pas fonctionné correctement lors du 3e vol le 14 mars dernier, il a déjà bien mieux répondu à l’appel hier.
Quelle suite pour Starship et SpaceX ?
À l’avenir, il devra néanmoins être capable de supporter une telle descente sans problème. En effet, SpaceX veut faire de Starship un appareil réutilisable comme sa fusée Falcon 9. Pour y arriver, le vaisseau doit subir le moins de dégâts possible lors de son retour vers la Terre.
SpaceX devrait en tout cas « rapidement » revenir sur le devant de la scène pour un 5e vol, encore plus impressionnant on l’espère. L’entreprise avait mis deux mois avant de faire revoler son vaisseau entre les tentatives 3 et 4, elle devrait respecter le même délai avant le 5e vol.
Cela pourrait être le premier avec un retour sur terre (et non en mer) de Super Heavy. Une manœuvre très risquée, mais qui pourrait ouvrir la porte à la réutilisation de cette partie de la fusée.
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