Passer au contenu

Station spatiale : l’ISS va en partie survivre car la Russie veut garder ses modules

La Station Spatiale Internationale (ISS) va survivre en partie grâce à la Russie. Moscou a en effet annoncé qu’il allait utiliser certains modules de l’auguste station afin de lancer la sienne.

La Russie veut sa station spatiale ROS. Selon le programme initial, les premiers éléments devaient être placés en orbite en 2027, tandis que les premiers passagers devaient arriver en 2028. C’est au milieu des années 2030 qu’elle est censée être achevée et fonctionnelle à 100%.

C’est un enjeu majeur pour la Russie, qui espère ainsi redevenir indépendante dans le domaine de l’exploration spatiale. Les éléments seraient lancés depuis Vostochny (Russie), et non plus Baïkonour (Kazakhstan), grâce à l’orbite polaire de la station qui voguerait à 400 km d’altitude. Du moins, c’était la promesse initiale. Il semblerait que ce programme ait un peu changé, puisque la ROS devrait finalement faire du recyclage de plusieurs modules de l’ISS.

La Russie veut recycler l’ISS

Le directeur de l’académie des sciences russes, Oleg Orlov, a en effet établi un nouveau programme. ROS ne sera finalement pas créée à partir de rien. Le plan est de récupérer les segments russes de la station spatiale internationale afin d’en faire le cœur de ce nouveau vaisseau.

L’ISS existe depuis 1998 et devrait terminer sa carrière en 2030. Une date butoir confirmée par Donald Trump il y a quelques jours, qui a réitéré son abandon du programme ISS dans un nouveau décret. La Russie a donc l’opportunité de faire de la récup, de reprendre ses éléments nationaux et de laisser les autres à la destruction. Ce changement bouscule tout, puisque l’orbite de l’ISS devrait être conservé, obligeant la Russie à utiliser, encore, le cosmodrome de Baïkonour. Comme l’a noté Ars Technica, cette annonce fait jaser en Russie. L’ISS est vieillissante et les cosmonautes consacrent aujourd’hui 50% de leur temps à son entretien. De plus, les bactéries apportées par les occupants dégradent petit à petit ses composants.

Pourquoi un tel revirement ? Il ne faut pas chercher la réponse bien loin. La Russie, depuis son agression de l’Ukraine en 2022, a adopté une économie de guerre peu propice à ce genre de projets. De fait, il lui faut chercher à faire des économies dans les secteurs moins essentiels, comme l’espace. Cependant, le pays ne peut se retirer complètement, à l’heure où les Etats-Unis, l’Inde et surtout la Chine ont exprimé leur volonté de donner un coup de fouet à leur programme spatial. La Chine dispose par exemple de sa propre station, Tiangong.

  • La Station Spatiale Internationale (ISS) va survivre grâce à la Russie.
  • Moscou prévoit d’utiliser certains modules de l’ISS pour développer sa propre station.
  • Cette décision assure une continuité partielle des opérations de l’ISS.

 

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech