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Le « supermissile » de Vladimir Poutine, censé faire trembler l’Occident, s’écrase lamentablement lors d’un test crucial

Voilà une nouvelle qui devrait crisper Vladimir Poutine. La Russie a échoué à lancer un missile, très probablement un RS-28 Sarmat, lors d’un nouvel essai. Décidément, l’actualité récente pose des questions sur l’obsolescence des infrastructures du pays.

Alors que la course à l’armement s’intensifie en Europe, la Russie vient d’essuyer un échec spectaculaire. Ce vendredi 28 novembre, un missile balistique lancé depuis la base de Dombarovsky, dans le sud-est du pays, n’a parcouru que quelques mètres avant de littéralement partir en vrille.

Les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent l’engin dévier immédiatement de sa trajectoire, se retourner, perdre toute puissance et s’écraser à une courte distance du pas de tir. L’impact a provoqué une boule de feu et un nuage brun-rouge caractéristique des carburants hypergoliques hautement toxiques utilisés par les dispositifs russes.

Selon les analystes, tout indique qu’il s’agissait du RS-28 Sarmat, le missile le plus lourd et le plus ambitieux de l’arsenal russe. Ce modèle, que Vladimir Poutine a déjà décrit comme une arme « véritablement unique » destinée à « donner matière à réflexion à ceux qui, dans la frénésie de leur rhétorique agressive, tentent de menacer notre pays », est censé symboliser la puissance nucléaire de Moscou. Pas de chance : il vient une nouvelle fois de se planter en beauté.

Les ratés s’enchaînent

Le Sarmat est théoriquement la nouvelle pièce maîtresse dans l’effort de dissuasion russe. Ce missile balistique intercontinental est normalement capable d’emporter jusqu’à dix ogives nucléaires lourdes à 18 000 kilomètres de distance, soit la plus longue portée au monde. Mais depuis son unique essai réussi en 2022, le programme accumule les revers, dont une explosion qui a carrément détruit un silo l’an dernier dans le nord du pays.

« S’il s’agit effectivement d’un nouvel échec du Sarmat, ce serait très préjudiciable pour l’avenir de la dissuasion russe. Les missiles R-36M2 vieillissants, qui portent une part importante des ogives stratégiques russes, voient leur remplacement repoussé encore davantage, alors que leur maintenance, autrefois assurée par l’Ukraine jusqu’en 2014, reste très incertaine », analyse Étienne Marcuz, de la Fondation pour la recherche stratégique.

Un constat embarrassant pour le Kremlin, qui mise depuis des années sur ce missile pour moderniser ses forces stratégiques et renforcer son discours de puissance.

Un arsenal qui s’essouffle

L’accident ravive surtout les doutes sur l’état réel de l’arsenal russe, d’autant que l’armée est déjà sous pression. Engagée massivement en Ukraine, elle épuise avions, drones, artillerie et effectifs à un rythme important, retardant la modernisation de sa force stratégique.

Un incident qui intervient alors même que le seul pas de tir encore opérationnel de la Russie, à Baïkonour au Kazakhstan, a été gravement endommagé lors du dernier lancement d’une fusée Soyouz. Résultat, le pays ne dispose actuellement d’aucun accès à l’orbite.

  • La Russie a raté le lancement d’un missile balistique, vraisemblablement un Sarmat, mettant en exergue les défaillances de son appareil stratégique.
  • Ce « supermissile », présenté par Poutine comme une arme unique et décisive, enchaîne les revers depuis son unique test réussi en 2022.
  • Entre un arsenal vieillissant et un pas de tir désormais hors d’usage, Moscou accumule les signaux d’obsolescence inquiétants.

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