En juillet 2019, le président de la République Emmanuel Macron renomme l’armée de l’air en ajoutant « et de l’espace » dans sa nomenclature. Un détail pour certains, mais ce choix d’inclure le monde spatial dans le nom de cette armée ne doit rien au hasard.
Moins de dix ans plus tard, la première « interception de missiles spatiaux » se prépare de l’autre côté de l’Atlantique. L’entreprise Lockheed Martin, qui a notamment aidé la NASA à aller sur la Lune dans les années 70, prévoit de mener une démonstration orbitale d’intercepteurs spatiaux d’ici 2028.
En faisant une telle annonce, la société respecte le plan et le calendrier fixé par Donald Trump dans le cadre du « dôme doré » (Golden Dome for America). Pour Amanda Pound, la directrice de la stratégie de l’entreprise, cette mission de démonstration doit devenir une « première ligne de défense. »
Une technologie encore inconnue
Si la tenue d’une telle mission est désormais officielle, personne ne semble savoir quelle technologie sera utilisée par Lockheed Martin. L’entreprise se dit encore « en discussion » avec l’armée américaine sur la meilleure stratégie à adopter.
Deux solutions semblent intéressantes. La première revient à utiliser une méthode cinétique connue, dite de « hit-To-kill ». Autrement dit, l’intercepteur irait à la rencontre du missile, le détruisant. L’autre solution envisagée reposerait sur des lasers à haute puissance. Dans les deux cas, l’objectif est le même : la destruction de la cible.

Golden Dôme : le projet de la démesure
Avec cette première mission, qui doit avoir lieu avant la présidentielle de 2028, Donald Trump veut démontrer les capacités américaines de défense. Les États-Unis doivent en effet se doter dans les prochaines années d’un « Golden Dôme ».
Cette solution de défense serait, sur le papier, capable de détecter et intercepter tout missile, où qu’il soit lancé dans le monde, le plus vite et le plus efficacement possible. Son nom fait évidemment référence à l’Iron Dome, le dôme de Fer utilisé par Israël pour se protéger des missiles ennemis.
Pour le Pentagone, qui dirige ce projet, la course contre la montre est lancée. Du côté de la Maison-Blanche, on rêve d’une démonstration de force avant la prochaine élection, en novembre 2028. Mais ce « Goldem Dome » est d’une complexité sans nom.
Le système doit reposer sur une constellation de satellites. Placés en orbite, ils seraient capables de détecter le moindre lancement de missile. En quelques secondes, grâce à l’intelligence artificielle, une solution d’interception serait mise en place. Le missile serait alors intercepté avant qu’il ne fasse la moindre victime.
Si l’idée est magnifique sur le papier, offrant une défense spatiale aux États-Unis, dans les faits l’armée est encore loin d’être dotée d’une telle arme. Pour l’heure, la liste des choses à faire semble sans fin, et nul n’est capable de dire si oui ou non une démonstration sera faite en temps et en heure.
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