Un journaliste sud-coréen a demandé sur Twitter directement à Elon Musk s’il pensait que le prix des Tesla Model S, 3, X et Y allait baisser, après deux années de forte augmentation. La réponse de l’entrepreneur ne s’est pas faite attendre : “si l’inflation se calme, nous pouvons baisser le prix des voitures”, a répondu le patron de Tesla.
La crise du COVID-19, guerre en Ukraine, crise de l’énergie et pénurie de composants ont fait grimper le niveau des prix depuis début 2022 partout dans le monde. Le taux actuel, de l’ordre de 10% par an dans certains pays, est à son plus haut depuis 40 ans. De son côté Tesla voit ses coûts d’approvisionnement, de stockage et d’assemblage augmenter des suites de ce contexte international grippé.
https://twitter.com/elonmusk/status/1547929147371950081?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1547929147371950081%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es1_c10&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.01net.com%2Factualites%2Felon-musk-est-pret-a-baisser-le-prix-des-tesla-a-une-seule-condition.html
Elon Musk souhaite des baisses de prix des Tesla, mais l’inflation l’en empêche
Et c’est pourquoi le constructeur n’a eu d’autre choix que d’augmenter à plusieurs reprises le prix de ses Tesla depuis 2020. Il y a quatre mois, Tesla a ainsi, par exemple, de nouveau augmenté le prix de la Model 3 en France. Juste avant ces augmentations, le prix de base de la Model 3, bonus écologique inclus, était inférieur à 40 000 €.
Or il faut désormais compter avec un prix catalogue dès 49 990 € ce qui ne donne plus droit qu’à un bonus écologique de 2 000 € – rendant la proposition la plus accessible de Tesla nettement moins intéressante en France. La transition énergétique et le contexte international poussent de plus en plus Français et d’européens à acheter une voiture électrique.
Un choix qui reste malgré tout réservé à des consommateurs relativement aisés, quand bien même l’Etat met en place des aides pour les foyers modestes comme la “voiture électrique à 100 € par mois”. Pour l’heure le contexte semble en tout cas indiquer que ces hausses de prix ne seront pas renversées à moyen terme.
On ne connait, pour aucune des causes attribuées à ces hausses, d’horizon de sortie de crise. Et avec l’interdiction de la vente de véhicules neufs diesel et essence dès 2035 en Europe, il y a fort à parier que la demande reste à un niveau nettement supérieur à l’offre pendant un certain temps. Reste à savoir si des alternatives aux voitures électriques classiques à batterie comme les voitures à hydrogène, ou puisant leur énergie directement de panneaux solaires, pourront d’ici là alléger un peu la situation.
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