Cela pourrait arriver à nos oreilles comme une mauvaise blague ou ressembler à un épisode raté de Black Mirror, mais c’est bien réel. Tesla vient d’ouvrir à Los Angeles un restaurant « diner » rétrofuturiste, servant à ses clients des hot-dogs, des hamburgers, des frites ; des aliments classiquement américains, accompagnés d’autres commodités. Un robot humanoïde Optimus, des bornes de recharge ultrarapides et des films projetés sur écran géant. Comme souvent avec Elon Musk, l’ouverture d’un tel lieu ne pouvait pas s’organiser sans une référence un peu… fumeuse.
Tesla Diner : la nostalgie, un nouveau produit d’appel ?
Le Tesla Diner & Drive-In a officiellement ouvert ses portes lundi à Hollywood, à 16 h 20 précises. Pour celles et ceux qui n’auraient pas cette référence, elle aussi purement américaine ; cet horaire a certainement été choisi avec grand soin. Aux États-Unis, le chiffre 420 (4:20, donc « quatre heures vingt de l’après-midi ») est un gros clin d’œil à la consommation de cannabis.
L’origine remonte aux années 1970, quand un groupe de lycéens californiens avait pris l’habitude de se retrouver à cette heure-là pour fumer en cachette. Depuis, le chiffre 420 est même devenu un symbole du mouvement pro-légalisation, on reconnaîtra là évidemment le côté bien provoc’ de Musk, même, si, selon ses dires, lui-même n’en consomme pas.
Revenons désormais à ce fameux restaurant, qui a l’allure d’une soucoupe volante métallique, rappelant vaguement, dans son apparence extérieure, le Cybertruck. L’intérieur est, quant à lui, une espèce de relooking futuriste des diner classiques américains que l’on trouvait partout dans le pays dans les années 1950. Banquettes chromées, néons roses, jukebox : un décor d’époque, totalement revisité à la sauce Tesla.
Le concept du restaurant ? Pendant que les propriétaires des Tesla font le plein sur l’une des 80 bornes disponibles, ils peuvent passer commande depuis leur habitacle, manger leur repas dans leurs voitures ou sur place, et de regarder un film projeté sur deux écrans géants. Le son étant diffusé directement dans les haut-parleurs des véhicules en train de charger. Le tout sous l’œil d’Optimus, qui semble jouer, selon ce qu’on peut voir sur la vidéo de présentation ci-dessus, le rôle de décoration. Voilà qui devrait également attirer un autre public que celui de Tesla, simplement attiré par la curiosité de l’endroit.
Elon Musk parle déjà d’exporter le modèle de son premier restaurant dans d’autres grandes villes, et sur les grands axes routiers. « Si notre diner rétrofuturiste fonctionne bien ; ce qui, je pense, sera le cas ; Tesla en ouvrira dans les grandes villes du monde entier, ainsi que le long des principales routes de son réseau de Superchargeurs » a-t-il écrit sur X.
De là à en voir débarquer en France, nous avons encore certainement encore un peu de temps devant nous. Le fantasme du drive-in ne parle qu’à ceux qui ont grandi avec Hollywood ou les fans ultimes de l’American dream, pas avec l’A86 et son combo café acide/sandwichs triangles.
- Tesla a ouvert à Hollywood un lieu hybride entre restaurant et station de recharge, au style volontairement rétro et théâtral.
- Clients et curieux peuvent y manger, recharger leur véhicule et regarder un film sans quitter leur voiture.
- Elon Musk envisage déjà de reproduire ce concept ailleurs dans le monde.
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