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Tesla place ses pions dans la course aux batteries, objectif 20 millions

Tesla réserve une importante source de graphite pour ses futures batteries.

  • Tesla signe un accord d’écoulement avec la société australienne Magnis, pour acheter 17 500 tonnes de matériaux actifs d’anode par an à partir de 2025
  • Magnis, de son côté, est en train de chercher un emplacement pour une nouvelle usine aux États-Unis, et se prépare à exploiter une mine de graphite en Tanzanie
  • L’aspiration de Tesla est de livrer 20 millions de voitures électriques par an en 2030

Plus la production de voitures électriques augmente, plus la demande est élevée pour les matériaux nécessaires à la fabrication des batteries. Et dans cette course, Tesla place ses pions. Cette semaine, l’accord signé entre la société d’Elon Musk et Magnis, un fabricant de batteries australien, n’est pas passé inaperçu.

En vertu de l’accord d’écoulement signé par les deux parties, Tesla s’engage à acheter un minimum de 17 500 tonnes de matériaux actifs d’anode par an à partir de 2025, et pour une période de 3 ans minimum, à un prix fixe. Mais une option du contrat permet à Tesla d’en acheter encore plus, jusqu’à 35 000 tonnes par an.

Dans les prochaines années, cette société pourrait devenir l’un des principaux partenaires de Tesla. Magnis prévoit de créer une usine de fabrication de ces matériaux d’anodes de batteries aux États-Unis. Les opérations débuteront justement en 2025, et l’accord avec Tesla est conditionné par la création de cette usine (Magnis doit encore déterminer le lieu où l’installation sera construite). En même temps, la société australienne va exploiter une mine de graphite en Tanzanie, où il pourra obtenir un matériau pur.

Tesla rêve de livrer 20 millions de véhicules par an

Comme le note le site Elektrek, l’accord est intéressant, dans la mesure où Tesla n’achète pas le graphite, mais un produit déjà traité par Magnis. Ce dernier a l’avantage de maîtriser toute la chaîne, jusqu’à la production du matériau actif d’anode pour Tesla. En substance, une source d’approvisionnement stable, qui rendra le constructeur automobile plus compétitif, et qui réduit la dépendance de l’industrie par rapport à la Chine.

Sinon, l’accord nous donne aussi une idée des ambitions de Tesla. Celui-ci ambitionne de livrer 20 millions de voitures électriques par an à partir de 2030 (contre 1,3 million en 2022). Certains analystes estiment cependant que cela serait impossible. En effet, selon un article de Business Insider, ces 20 millions de voitures par an correspondraient à une part de marché de 20 %, en 2030 (en supposant qu’il se vendra 100 millions de voitures électriques par an). Elon Musk a déjà expliqué, de son côté, qu’il s’agit d’une aspiration et non d’une promesse.

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