Test Forza Motorsport 7 : le jeu de courses qui a du mal à simuler…

Enfin disponible, le très attendu Forza Motorsport 7 est passé par les mains habiles de Presse-Citron. Notre test complet (de la version Xbox One).

Forza Motorsport 7 lâche (enfin !) les chevaux !

Officialisé au dernier E3, avec en tête d’affiche une certaine Porsche 911 GT2 RS, Forza Motorsport 7 est enfin disponible en boutiques. En attendant de pouvoir faire tourner le jeu sur la Xbox One X (dont la commercialisation est calée au 7 novembre), c’est sur une Xbox One S reliée à un écran 4K HDR que nous avons pu tester ce nouvel opus de la saga. Un Forza Motorsport 7 globalement très réussi, mais qui conviendra davantage à ceux qui recherchent un jeu de courses sans prise de tête, parfaitement jouable par exemple en discutant avec ses amis pendant un apéro dînatoire, qu’à ceux qui ne jurent que par la simulation, celle qui impose une concentration de chaque instant pour garder son bolide sur la piste.

Avec Forza Motorsport 7, les équipes de Turn 10 ont incontestablement souhaité faire les choses en (très) grand, puisque le jeu affiche un garage contenant pas moins de 700 bolides, issus de nombreuses marques et catégories. A ce niveau, contrairement à un Project CARS 2 lancé tout récemment, les bolides ne sont pas accessibles d’emblée ici (du moins en mode Carrière) et il faudra donc amasser des crédits sur la piste et réaliser divers exploits pour s’offrir la voiture de ses rêves, ou encore la remporter en tant que bonus de fin de championnat.

A ce sujet, Forza Motorsport 7 propose un mode Carrière composé de plusieurs divisions, elles aussi à déverrouiller. Pas de syndrome Gran Turismo toutefois ici, puisque l’on débute directement avec des bolides dignes d’intérêt. Un excellent point. Le joueur participe alors à divers mini-championnats, de 4/5 courses, chacune nécessitant de boucler 2 ou 3 tours.  On l’a dit, Forza Motorsport 7 est un jeu très « pop-corn« , proposant un fun immédiat, et on ne s’embarrasse pas ici de trois sessions d’essais libres, d’une séance de qualifications, d’une section R&D ou autre… Qu’on le veuille ou non, on est ainsi plongé directement au coeur de la course, avec parfois la sensation de sentir ce vieux mécano usé nous taper sur le haut du casque en s’écriant « allez gamin, roule et tais toi !« .

Un principe que les amateurs de Forza Motorsport connaissent bien, mais voilà qui pourrait choquer les férus de simulation, ceux qui apprécient multiplier les tours de piste en essais libres pour aboutir à un réglage parfait pour la séance de qualifs. De même, Forza Motorsport 7 ne vous laissera que quelques courses à peine dans une même catégorie, si bien que dans le mode Carrière, on peut passer d’un championnat de super trucks à un championnat de F1 d’antan, en terminant par une triplette de courses de Nascar… le tout en une petite heure de jeu à peine. Difficile donc de s’immerger dans une seule et même catégorie.

Celui qui ne simulait pas…

Pour cela, Forza Motorsport 7 propose un gameplay certes réaliste, mais qui lorgne malgré tout clairement du côté de l’arcade. Un pilotage « arcade mais réaliste » diront certains, qui permet donc de prendre en mains n’importe quel bolide en deux ou trois virages à peine. Une fois les aides désactivées, il faut quand même veiller à doser ses accélérations/freinages, mais le gameplay reste très accessible. A cela s’ajoute un jeu de suspensions assez inexistant, vous permettant de grimper littéralement sur les vibreurs (même les plus hauts) sans que cela n’affecte vraiment l’équilibre de votre monture. A ce sujet, on regrette une vue cockpit qui manque cruellement de sensations et de ressentis, si bien que l’on finit rapidement par lui préférer… la vue arrière.

Graphiquement, Xbox One X ou pas, Forza Motorsport 7 est une claque monumentale infligée en plein visage de chaque spectateur qui aura la chance de poser un oeil sur lui. Chaque bolide est modélisé avec un soin du détail incroyable (on se croirait parfois au salon de l’Auto), et le jeu affiche une météo évolutive inédite qui permet de profiter de quelques effets d’éclairages dynamiques d’une beauté juste sidérante. A cela s’ajoutent de nombreux effets de sable ou encore de brume sur certains circuits, et c’est franchement sublime. On regrette toutefois une météo dynamique certes, mais indisponible sur certains tracés, ainsi qu’une pluie qui n’affecte que très (trop) peu le gameplay. A ce sujet, les développeurs ont revu le système de flaques inauguré par le précédent opus, qui est nettement mieux restitué ici. Ouf !

Pour rester sur la section technique, si certains circuits affichent une beauté absolument sidérante (Nürbugring, Spa, Dubai…), d’autres en revanche se montrent particulièrement vilains (Mapple Valley…), et/ou souffrent d’un aliasing assez tenace. Au niveau des circuits, il faut savoir que Forza Motorsport 7 propose un total de trente tracés environ. Tous sont très fidèlement reproduits, mais là encore, on ne sent pas assez les aspérités caractéristiques de l’asphalte sur certains d’entre eux, si bien que tous paraissent parfaitement lisses, ce qui choquera forcément certains pilotes virtuels.

Côté interface, on espère également que Turn 10 procédera rapidement à une mise à jour pour corriger l’ergonomie de son titre, avec des menus pas forcément très clairs, mais surtout d’une lourdeur presque palpable. A cela s’ajoutent des temps de chargement assez fréquents et quelques petits bugs une fois en piste. Au final, ce Forza Motorsport 7 constitue une magnifique vitrine technologique, mais le pilote un brin féru de simulation ne pourra pas se contenter de cette conduite toujours un peu mollassonne, et regrettera surtout cette obsession de la « beauté à tout prix » chez Turn 10, qui fait de ce Forza Motorsport 7 un jeu très lisse, très brillant, très propre et même un poil aseptisé, qui pourra sonner un chouia creux chez certains.

En bref

Impossible de le nier : oui (et malgré un Mapple Valley assez immonde), Forza Motorsport 7 fait incontestablement partie des plus beaux jeux de course jamais réalisés. A cette qualité graphique exceptionnelle s’ajoute un garage d’une densité impressionnante, avec 700 bolides divers et variés, et qui peuvent être admirés de toute part. Un Forza Motorsport 7 qui bénéficie en prime d’une météo (enfin !) dynamique, avec un rendu pluvieux nettement plus réussi que sur l’opus précédent. Toutefois, cette même météo ne s’applique pas à toutes les courses, et la pluie aura finalement davantage un rôle esthétique qu’une réelle influence sur la conduite et le déroulé des courses. A cela s’ajoute une conduite très accessible finalement, qui n’offre pas de grandes sensations en vue cockpit, mais heureusement, cela est (paradoxalement) joliment rattrapé par la vue externe.

Au final, ce Forza Motorsport 7 conviendra parfaitement à tous ceux qui recherchent un jeu de courses très pimpant graphiquement, sans prise de tête au niveau de la conduite, et qui peut parfaitement se jouer sans impérativement demander une concentration de tous les instants, contrairement à des Project CARS 2, Assetto Corsa ou même le très bon F1 2017. Ceux qui recherchent une pure simulation, avec tout ce que cela implique, se passeront donc de ce Forza Motorsport 7, de la même manière qu’ils ont su se passer des opus précédents.

Et vous, vous êtes plutôt Forza Motorsport, Gran Turismo, Project CARS, Assetto Corsa… ?


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4 commentaires

  1. Je rie d’avance … si le rédacteur de ce test trouve F7 arcade, mais qu’es-ce qu’il vas dire de GT sports ?  j’attends avec hate son test pour une bonne partie de rigolade 🙂

    Et entre nous, un bon volant , toutes les aides désactivé, je sais pas ou il est aller chercher sa conduite arcade … vraiment !! et la vue cockpit est très bien, contrairement a son opinion (très subjective pour le coup !!)

    La seul vrai info c’est le tracé de Mapple Valley qui apparemment à été très (trop) rapidement ajouté à ce titre … mais on est pas a l’abri d’un patch 🙂

  2. C ‘est sûr que par rapport a forza 6 la prise en main est beaucoup plus facile! Même en enlevant les aides on ne ressent pas beaucoup de différence…évidemment pour un néophyte cela peut-être compliqué. Dommage qu’il n’y est plus le mode rivaux avec les classes s’était plaisant.La pluie n’est pas une grosse gêne en soi on glisse un peu plus longtemps mais les flaques ne font pas vraiment perdre de motricité ni de stabilité vraiment marqué. Cet opus sera ravir les fans de voitures pour ses multiples modèles mais s’il on sait tous que modèle ne sera jamais la favorite… d’où ma question pourquoi y est elle? où sont les modèles français? A croire que la mode automobile française est restée bloquée dans les années 80/90 205 t16 clio williams ressortent a chaque fois!! En définitif bien pour les bagnoles, bien pour les graphismes, moyens pour la simulation, affreux pour les groupes d’amis!

  3. Je ne sais pas ce que vaut le jeu sur Xbox one, mais en tout cas sur pc c’est effectivement tres jolie, mais clairement aussi tres arcade, la tenue de route n’a vraiment rien de réaliste, et comme sur les GT, les bruits de pneus sont insupportables. Sans oublié que l’IA est encore totalement a la rue, on peut s’amuser sur ce jeu, mais faut pas s’attendre (en tout cas sur pc) a un jeu du type acceto ou meme Pcars…

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