Quatre ans après les Buds A, Google revient avec une nouvelle version de ses écouteurs TrueWireless abordables, les bien nommés Google Pixel Buds 2a. Pour cette itération, c’est l’IA, et plus particulièrement Gemini, qui est mise à l’honneur.
Les Pixel 2a n’ont pas que ça à proposer : un design pop, un son amélioré mais aussi et surtout l’arrivée de la réduction de bruit active. Un argument de poids pour les audiophiles. Le tout est vendu au prix de 150 euros, un tarif à la fois raisonnable et cohérent pour ce que promet Google.

La grosse nouveauté, c’est l’IA !
IA par-ci, IA par-là ! Ce n’était qu’une question de temps avant que la technologie n’arrive dans nos écouteurs. Ici, c’est évidemment Gemini, l’IA maison de Google, qui est exploitée. Une inclusion rendue possible grâce au nouveau processeur Tensor A1, spécialement conçu pour ce format. Concrètement, cela signifie qu’on peut discuter avec son téléphone avec la voix. Car oui, tout passe évidemment par votre smartphone Android, que ce soit un Pixel ou non (nous avons utilisé un Galaxy S25 Ultra, par exemple).

En appuyant sur l’un des écouteurs (l’activation est faite par défaut, mais il est possible de changer), on lance donc Gemini. Pratique pour lui demander de lancer un mix musical, d’appeler telle ou telle personne ou encore de lire le dernier texto reçu. Il est aussi possible de l’activer en disant « Hey Google » qui, malheureusement, ne marche qu’une fois sur trois. Pour notre part, on a vite abandonné quand les regards moqueurs se sont tournés vers nous à force de le répéter.

Sur le papier, cette intégration est intéressante. Pourtant, elle montre vite ses limites. Premièrement, il faut déverrouiller au moins une fois son téléphone après avoir activé les écouteurs. Quand on est dans le métro, par exemple, on ne pense pas à le faire une fois nos Buds enfilés. Plus encore, de nombreuses utilisations sont à revoir. Demander un itinéraire à Gemini nous guide seulement de manière succincte, Il faut aussi prendre en compte le fait que nous n’avons pas forcément envie de discuter à haute voix avec une IA en pleine rue.

A l’usage, Gemini est au final très gadget, voire peu pertinent. Oui, on s’amuse avec les premiers jours, puis on l’oublie rapidement. Pour notre part, nous avons retrouvé nos vieux réflexes au bout d’un moment, c’est-à-dire utiliser le Touch Control pour gérer nos appels et la musique, et sortir notre téléphone pour des tâches plus complexes. Nous avons comme l’impression que Google a voulu mettre de l’IA pour mettre de l’IA, et ce sans forcément penser aux usages. Mais fort heureusement, les Buds 2a ont d’autres atouts.
Un design pop qu’on adore
Le premier point fort des Buds 2a, c’est leur design aussi pop que pratique. Google ne réinvente pas la roue ; on a un boîtier « œuf » dans lequel viennent se loger les deux écouteurs. Mais ce qui fait la différence, c’est le choix de la couleur iris à la fois pour l’intérieur et les écouteurs. C’est aussi original que joli. Les adeptes de sobriété peuvent se tourner vers le modèle noir, plus discret mais aussi plus tristoune.

Le gros travail a été fait au niveau des écouteurs, qui ont connu un redesign massif. Leur gros atout, c’est leur maintien. Pour les porter, il faut les mettre dans l’oreille (évidemment) avec le G droit. Ensuite, il faut les tourner jusqu’à ce que le demi-cercle en caoutchouc soit calé sous l’antitragus. Un réflexe à adopter, mais qui prouve son efficacité au quotidien. En bougeant, même en courant, les Buds 2a restent bien en place. Idéal pour les personnes qui détestent ce format pour le manque de maintien. La cerise sur le gâteau, c’est qu’ils ont certifiés IP54, donc résistants à l’eau, à la transpiration et à la poussière. Idéal pour faire son jogging sous la pluie… du moins pour les plus courageux.

Et niveau confort ? Rien à redire. Léger et discrets, on les oublie extrêmement rapidement. Aucune douleur après une journée d’utilisation non-stop. Testé et approuvé. Là-dessus, Google a effectué un excellent travail en termes d’ergonomie.

Le seul défaut du design se situe dans le boîtier, plus particulièrement dans la niche des écouteurs. Dans un premier temps, on a du mal à trouver leur position, les tournants et les retournant jusqu’à réussir à fermer le capot. Un peu pénible, surtout dans la rue quand on est en train de marcher. Après plusieurs jours, on prend le pli, mais il n’est pas rare d’encore se tromper.
Niveau son, ça donne quoi ?
Et l’audio dans tout ça ? Google muscle son jeu par rapport au précédent modèle avec des transducteurs de 11 mm. En résulte un son équilibré, qui manque toutefois d’un poil de basses. Cela s’en ressent énormément lors de l’écoute de morceaux qui misent beaucoup sur cet aspect, comme du metal ou de l’électro. Rien de bien dramatique non plus, on vous rassure. En dehors de ça, l’audio est réussi, voire l’un des meilleurs sur son segment de prix.

Il est possible de régler tout ça via un égaliseur, présent dans l’application dédiée (ou directement dans les paramètres sur les smartphones Pixel). Une bonne chose pour ceux qui aiment tripatouiller l’audio pour bénéficier de la meilleure expérience possible. Cela tombe bien, c’est notre cas, et l’égaliseur se montre complet, à défaut d’être incroyable.

La grande force des Pixel Buds 2a, c’est l’apparition de la réduction de bruit active. Une fonctionnalité absente des modèles précédents. La technologie, d’abord cantonnée aux écouteurs haut de gamme, se démocratise peu à peu et c’est l’utilisateur qui y gagne. Ici, pas de mode adaptatif (réservé au modèles Pro), mais le choix entre trois modes : transparence, ANC et neutre. N’y allons pas par quatre chemins, le mode ANC est l’un des meilleurs que nous ayons eu à tester. Il dépasse même certains concurrents bien plus onéreux, comme les Galaxy Buds Pro 3. Impressionnant !

Même dans un open space agité (et c’est souvent le cas chez Presse-citron), l’utilisateur reste isolé, n’entendant même pas les voix de ses collègues alors même que sa musique est désactivée. Bluffant. Le mode transparence, pour sa part, est correct, mais perfectible. Si les bruits de moteurs sont bien retranscrits (indispensable pour ceux qui veulent rester conscient des bruits de la rue en écoutant de la musique), ce n’est pas forcément le cas des voix, un peu voilées. Pas de catastrophe non plus, loin de là.

Enfin, l’autonomie tient ses promesses. Google promet sept heures de musique avec l’ANC activé, et nous n’en sommes pas loin (un peu plus de six heures et trente minutes pour nous), et 20 heures au total. En mode neutre, on peut pousser jusqu’à 10 heures d’écoute, et 27 heures au total. C’est conforme à la promesse et surtout en phase avec la concurrence. Par exemple, les Nothing Ear 3, 20 euros plus chers, disposent d’une autonomie similaire.

Alors, on achète ?
Les Pixel Buds 2a sont, pour leur tarif, d’excellents écouteurs. Confortables, dotés d’un bon maintien ainsi que d’une réduction de bruit active très efficace, ils se placent parmi les meilleurs sur leur segment de prix. La cerise sur le gâteau, c’est le design malin, pop et ergonomique. On regrettera juste un son qui aurait mérité un poil plus de soin, mais pour 149 euros, c’est un nouvel incontournable. Une belle réussite !
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