C’est une bonne nouvelle pour des millions de Français. Le Parlement (Assemblée nationale et Sénat) a adopté à une très large majorité la prolongation d’une dérogation jusqu’à fin 2024 qui permet d’utiliser les tickets-restaurants pour acheter l’ensemble des produits alimentaires. Après une certaine cacophonie, le gouvernement est finalement favorable à cette idée, si bien qu’elle devrait bien rentrer en vigueur d’ici au 1er janvier prochain.
Une mesure appréciée et critiquée
Cette mesure n’enchante guère les restaurateurs qui ont précédemment fait entendre leur mécontentement. En novembre, Thierry Marx, président de l’Union des métiers et des industriels de l’hôtellerie (Umih) avait par exemple dit craindre que le ticket-restaurant ne se transforme en titre-Caddie. Et le dirigeant de préciser : « 6 % de ces titres-restaurants partent à la grande distribution ».
Ces peurs ont été entendues par les élus. Cité par Libération, la sénatrice Les Républicains Marie-Do Aeschlimann a ainsi souligné : « Nous ne méconnaissons pas le risque d’une déstabilisation du secteur de la restauration déjà fortement touché par les crises successives. De même, nous ne méconnaissons pas davantage la nécessité de trouver une solution pérenne pour le pouvoir d’achat des Français, car la politique du chèque s’apparente à un pansement sur une jambe de bois ».
Du côté des travailleurs et des consommateurs, le soulagement est en revanche bien là. Les critiques étaient en effet très nombreuses et assez vives le mois dernier, lorsque le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, avait affirmé vouloir réserver l’utilisation des titres-restaurants aux produits «sans cuisiner».
De très nombreux Français ont en effet pris l’habitude de se servir des tickets-restaurants pour payer une partie de leurs courses. Pour les employés en télétravail, c’est aussi un facteur très important qui pèse en faveur du pouvoir d’achat. Rappelons que 5,4 millions de personnes bénéficient des tickets-restaurants en France.
Quoi qu’il en soit, ces derniers ne pourront pas utiliser ce précieux sésame chez Lidl qui refuse catégoriquement ces titres. D’après des informations parues dans plusieurs médias français, les marges bénéficiaires du discounter se situent autour des 3 %, voire en dessous sur certains produits. Or, les frais d’administration nécessaires au traitement des tickets sont d’environ 4 % dans l’Hexagone. Lidl n’a donc pas l’intention d’augmenter les prix, car cela se révélerait à terme contre-productif.
De votre côté, êtes-vous satisfait de cette extension de la dérogation jusqu’à la fin d’année 2024 ? N’hésitez pas à partager votre point de vue dans les commentaires.
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il suffit (il suffisait déjà avant le covid) d’acheter des produits éligible en magasin pour pouvoir les payer en TR. Le seul avantage c’est que cela reste à 25€ et que certains produits sont ajoutés à la liste. Ce n’est pas parce que je peux acheter 25€ de produits tous les jours que je vais faire les courses tous les jours… De la même façon, ce n’est pas parce que je peux aller au resto tous les jours que je vais au resto tous les jours, surtout en télétravail à la maison.
Donc cela ne change rien pour moi (sauf que c’est 25€ par jour au lieu de 19€, donc pas forcé d’ajouter au bout – et pas envie d’associer ma CB-ou de me restreindre pour ne pas dépasser 19€ dans certains restos. D’ailleurs les prix ont augmenté en conséquence sur certains menus, et après, ils pleurent).
Par contre avec la fin des tickets papier en 2026, impossible de rematérialiser une somme pour en faire bénéficier parfois un autre membre de la famille, va falloir regarder ce que promet la nouvelle formule des TR à ce sujet.