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Train, avion : voici pourquoi les retards on explosé en France en 2022

Pour le train le nombre de retards est du jamais vu depuis les années 2012, 2017 et 2018.

  • L’Autorité de la qualité de service dans les transports dresse un bilan de la ponctualité des trains et avions, notamment, en 2022
  • Le rapport de 90 pages et en lumière une nette dégradation de la qualité de service
  • En cause : un afflux massif de passagers post-covid et bien sûr les grèves

Si vous avez pris l’avion ou le train en France en 2022, il est probable que vous avez fait les frais d’au moins un retard ou annulation. L’Autorité de la qualité de service dans les transports détaille dans un rapport de 90 pages le volume et les raisons de ces incidents en 2022. Est pris en compte tout retard compris entre 5 et 15 minutes selon la ligne pour les trains et tout retard de plus de 15 minutes pour les avions.

Ainsi, 14,2% des TGV ont été en retard en 2022, contre 11,3% l’année précédente. Les retards ont également concerné 16,7% des trains Intercités et 8% des TER. Côté avion, 19,4% ont été en retard en 2022 contre pratiquement moitié moins en 2021. L’Autorité confirme ainsi ce que beaucoup d’usagers ont ressenti : 2022 était effectivement un véritable enfer pour les transports. Et la raison n’est pas forcément évidente partout.

2022 a été difficile pour les transports

Par exemple, les trains Intercités ont été frappés par les vagues de chaleur l’été dernier. Ce qui a forcé la SNCF à réduire les cadences et donc le nombre de trains sur certaines lignes, participant aux retards et annulations. Mais le gros du problème est tout de même surtout qu’en 2022, on était sur une année de reprise des voyages après le COVID, ainsi que sur une année traversée par les grèves.

De nombreux usagers se sont ainsi rabattus sur le train et sur l’avion, portant rapidement l’infrastructure des compagnies de transports dans ses retranchements. “L’augmentation importante de la demande s’est traduite par une forte augmentation du trafic ferroviaire, ce qui signifie qu’en cas d’incident, le nombre de circulations affectées est souvent plus important du fait des plus grandes difficultés à rattraper la situation”, explique le rapport.

Du côté de l’avion, les compagnies aériennes avaient largement réduit leur voilure pendant la pandémie, mais se retrouvent à devoir composer avec une reprise soudaine des voyages, le tout avec une flotte sous-dimensionnée.

Mais ce n’est pas tout : 2022 était aussi une année marquée par les grèves. Il y a donc eu beaucoup de retards supplémentaires et annulations, aussi bien sur les TGV, que trains classiques et trains régionaux. Les TER ont été particulièrement impactés par ces grèves, surtout dans les Hauts-de-France et en Occitanie. Mais pour les TGV, y compris internationaux, on parle d’une des pires années depuis 2018 (comparable aux années 2017 et 2012).

L’autorité note par ailleurs de fortes disparités géographiques : “Tout comme la ponctualité, la meilleure régularité est mesurée en région Bretagne : celle-ci connaît un taux d’annulation de 1,1% (le meilleur taux) contre 4,7% pour la région Hauts-de-France (le moins bon taux)”, complète l’autorité.

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