Passer au contenu

Transformer votre voiture thermique en voiture électrique est plus rapide que vous ne le pensez

A côté de l’achat d’une voiture électrique neuve, la conversion d’une voiture thermique en une voiture électrique est aussi une possibilité intéressante. Une startup a trouvé la solution pour réaliser cette opération en à peine huit heures.

A côté de l’achat d’une voiture électrique neuve, une option est encore peu considérée par de nombreux automobilistes : le rétrofit électrique de leur voiture actuelle. Le principe ? Un garage spécialisé remplace complètement le moteur thermique par une plateforme de motorisation électrique. Fini l’essence et le diesel, le tout sans changer vraiment de voiture.

Le problème, c’est que les entreprises qui s’adonnent à ce genre de conversion ne sont pas nombreuses. Les délais pour réaliser l’opération sont généralement très longs et l’opération trop coûteuse pour de nombreux ménages. C’est là qu’intervient a startup e-Revolt. Cette dernière se propose de réaliser le rétrofit de nombreux véhicules… en à peine 8 heures !

La conversion d’une voiture thermique en électrique, vitesse grand V

Leur astuce est en fait très simple. Plutôt que de garder un côté artisanal dans la procédure, e-Revolt joue la carte de la standardisation et des volumes. Pour cela, chaque moteur est remplacé par une armature adaptée qui comprend les mêmes points d’attache que l’ancien moteur.

Le cadre continent la plupart des nouveaux composants ce qui représente un gain de temps énorme. “Nous pouvons donc facilement remplacer le moteur par le nouveau cadre et les nouveaux composants. C’est pourquoi nous sommes beaucoup plus rapides qu’une solution individuelle. Le cadre joue donc un rôle crucial dans notre rapidité, explique Timo Walden, chef de projet chez e-Revolt cité par Euronews.

Le coût total de la conversion se situe alors entre 12 000 € et 15 000 €, ce qui est plus raisonnable que les solutions déjà existantes. La conversion est sans conteste l’une des options qui manque le plus de visibilité. Il s’agit pourtant de l’une des solutions de transition vers des modes de transports vertueux les plus vertes.

En effet, un véhicule converti est un véhicule de moins qui se retrouvera compacté à la décharge. Pour rappel, la prime à la conversion, conditionnée, pour les personnes physiques, au fait de disposer d’un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 22 983 € permet d’obtenir jusqu’à 80% du prix de la conversion dans la limite de 6 000 €.

Ce montant peut être majoré de 1 000 € dans le cas des personnes physiques domiciliées ou travaillant dans une ZFE-m. Le site primealaconversion.gouv.fr précise : “Lorsqu’une aide ayant le même objet est attribuée par une collectivité locale située dans cette ZFE-m, la surprime de 1 000 € est augmentée du même montant que l’aide de la collectivité locale, dans la limite de 2 000 € supplémentaires“.

Ainsi pour 8 000 euros d’aide et une conversion coûtant autour de 12 000 €, le coût total pour l’automobiliste est de l’ordre de 4 000 € pour convertir son véhicule – et en profiter huit heures plus tard. De quoi convertir, on imagine, pas mal de conducteurs à envisager ce type de modifications plutôt que l’achat d’une voiture neuve. Notez que ces véhicules sont éligibles à la revente, après avoir parcouru 6 000 km et plus d’un an après la conversion.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech

3 commentaires
3 commentaires
  1. “Il s’agit pourtant de l’une des solutions de transition vers des modes de transports vertueux les plus vertes”.

    Tout le monde n’est pas d’accord. Tout dépends de ce que l’on rétro-fit.
    On néglige trop la pollution grise : celle qui ne fume pas juste à coté de nous.

    Construire des batterie et tout ce qui va autour pollue énormément. Il faut donc être certain d’amortir cet investissement de pollution.
    Par exemple, il y a une grande mode de retrofit des véhicule de collection. Mais retrofiter une ancienne qui va rouler 500km par an est une aberration écologique, car le gain de pollution fait au roulage, n’amortira jamais la pollution engendré par la construction de la batterie. Même si c’est contre intuitif, il sera plus écologique de continuer de faire ces quelques kilomètres aux énergies fossiles. Ce n’est pas parce que la pollution n’est pas au cul de la voiture qu’elle n’existe pas.

    Même si c’est un véhicule plus récent, il convient de mesurer combien d’année de vie on lui ajoute et combien de kilomètre on compte pouvoir faire, sachant que de toute façon, n’étant pas conçu pour cela à la base, ce ne sont jamais des véhicules électriques efficients.

  2. Et qu’en est il de l’homologation du véhicule ? Est ce qu’ils se contentent de remplacer le bloc moteur ou bien ils adapatent aussi les éléments périphériques pour supporter le poids supplémentaire réparti différement ?

  3. A la fin des fin c’est l’argent qui décidera !
    Comme pour tout ce qui a existé, existe ou existera.
    Aucune illusion à se faire sur ce sujet là.
    Ceux qui prétendront le contraire sont des simples d’esprit, des naïfs et surtout des menteurs !
    Cet état de fait n”est pas négociable, il vous faudra vivre avec.

Les commentaires sont fermés.